La Commune de Paris vue par des témoins de l’époque. A.DALSEME, C.-A.DAUBAN, Vicomte de BEAUMONT-VASSY, A.de COLMONT, E.DELESSERT, A.de MONTFERRIER, F.EVRARD, G.FLOURENS, J.FURLEY, A.GLAIS-BIZOIN, A.HUSTIN, Abbé VIDIEU.

 

La fusillade de la place Vendôme. Aspect de la rue de la Paix, après la dispersion de la manifestation du 23 mars.

Nous avons déjà eu l’occasion dans ce blog d’évoquer l’épisode de la Commune avec les Convulsions de Paris de Maxime du Camp. En cette semaine particulière du mois de mai qui rappelle la chute de ce régime insurrectionnel, c’est l’occasion de revenir sur cette période qui laissa à la suite de la guerre franco-prussienne, Paris et ses environs saccagés par les combats et les incendies. C’est aussi l’occasion de poursuivre nos échanges croisés avec le blog d’Histoires de Paris qui s’attarde aujourd’hui sur l’émouvant ourvrage rédigé par Ferdinand Ouvrard, Souvenirs d’un otage de la Commune.

La Cour Louis XIV à l’Hôtel-de-Ville, sous la Commune .

Dans notre page du jour, nous présentons quelques récits des témoins de l’époque comme nous l’avons déjà fait avec Quelques notes sur Saint-Louis-en-l’Isle pendant la Commune. Dans celle à paraître vendredi prochain, nous présenterons la série d’eaux-fortes éditée (7 livraisons de 12 planches chacune) par Cadart et Luce représentant Paris et sa proche banlieue pendant et après le conflit.

Installation de l’administration des postes dans la galerie des batailles au Palais de Versailles .

Pour comprendre l’enchaînement des faits qui provoquèrent l’instauration de la Commune, rappelons quelques dates. Le 4 septembre 1870, l’Empire est renversé à la suite d’une journée d’émeute. Paris est assiégé et connaît la famine au cours de l’hiver 1870-1871. L’Empire allemand est proclamé dans la galerie des Glaces du château de Versailles le 18 janvier 1871. Le 28 janvier 1871, Jules Favre signe avec le chancelier Bismarck l’armistice. Les élections du 8 février 1871 envoient 400 députés monarchistes à la Chambre. L’insurrection débute le 18 mars. La Commune administre Paris jusqu’au 20 mai. Les troupes versaillaise pénètre dans Paris le 21 mai. Les derniers combats se déroulent au cimetière du Pèe-Lachaise le 28 mai 1871.

Une séance au club de Saint Nicolas du Chardonnet.

Sur le Siège de Paris et les combats,

A.-J.Dalseme dans Paris sous les obus 10 septembre 1870-3 mars 1871 et A.Hustin dans les Allemand à l’Est de Paris du Canal de l’Ourcq à la Marne 1870-1871 présentent la situation telle qu’ils la vécurent.

Chute de la colonne Vendôme .

Alexandre Olivier Glais de Bizoin dit Glais-Bizoin participe au Gouvernement de la Défense nationale présidé par le Général Trochu formé à Paris le 4 septembre 1870 après la capture de Napoléon III et la proclamation de la République à l’Hôtel de Ville. La nouvelle Assemblée nationale élue le 8 février 1871 mettra fin à ce gouvernement. Dans son ouvrage, Dictature de cinq mois. Mémoires pour servir à l’histoire du gouvernement de la Défense nationale et de la délégation de Tours et de Bordeaux, il raconte cette période et les périgrinations du gouvernement de Paris à Tours puis Bordeaux. Une analyse différente est présentée dans Paris livré  par Gustave Flourens, membre de la Commune. Il sera tué au combat en avril 1871.

Explosion de la cartoucherie Rapp .

Sur la Commune les avis divergent.

Un récit abondamment illustré mais resté anonyme détaille les différents épisodes de cette période avec Paris incendié. Histoire de la Commune de 1871.

Il y a des récits émouvants comme celui de Ferdinand Evrard dans : Souvenirs d’un otage de la Commune, notes d’un sergent-major réfractaire du 106e bataillon qui évoque son arrestation, ses conditions de détention et finalement son évasion (La Préfectue-Mazas-La Roquette-Caractères et figures–Les hommes de la Commune-Les autres-Mgr Darboy-Le président Bonjean-Le banquier Jecker-Les pères et les missionnaires-Grands crimes et petits profits).

21 mai. Entrée des troupes par la porte de Saint-Cloud (Point-du-Jour) .

Il y a la vision des « vainqueurs » présenté par  un officier supérieur de l’armée de Versailles dans : Guerre des communeux de Paris 18 mars-28 mai 1871 et qui ont la conviction d’avoir « sauvé Paris, la France et, nous pouvons le dire hautement, le monde ! » et puis il y a aussi des analyses un peu moins « militaire »… par le Vicomte de Beaumont-Vassy dans : Histoire authentique de la Commune de Paris en 1871 ou par Anatole de Montferrier dans Histoire de la révolution du 18 mars dans Paris (Les journées de Montmartre, les Nuits de l’hôtel de ville, le Comité central, la Commune, la Guerre civile, Monseigneur Darboy, le Comité de salut public, la Franc-Maçonnerie, la Société internationale des ouvriers, les Incendiaires et les Massacres) ou celle d’Eugène Delessert : Episodes pendant la Commune. Souvenirs d’un délégué de la Société de secours aux blessés militaires des armées de terre et de mer ou encore celle de l’abbé Vidieu dans : Histoire de la Commune de Paris en 1871 .

Incendie du palais des Tuileries commencé dans la soirée du 23 mai .

Les principaux bâtiments parisiens furent incendiés. Un intéressant témoignage rédigé par Achille de Colmont ancien chef de bureau au Ministère des Finances, témoin oculaire de l’incendie, retrace dans : Historique de l’incendie du ministère des finances (24-30 mai 1871), les faits et donne de multiples détails sur l’événement qu’il avait directement vécu.

Exécution sommaire d’agents de la Commune pris les armes à la main, rue Saint-Germain l’Auxerrois, le 25 mai à 6 heurs 1/2 du soir .

L’ouvrage de C.A.Dauban : Le fond de la Société sous la Commune détaille les circonstances de l’émergence de la Commune, son organisation jusqu’à sa chute ainsi que le quotidien des parisiens pendant toute cette période. Mais l’auteur pousse son analyse et souligne que le mouvement insurrectionnel avait ses causes propres.

Exécution des insurgés pris les armes à la main à la caserne Lobau .

 » Un immense malaise moral s’était produit dans ce pays à la suite de nos désastres. La Commune en est sortie. Croit-on qu’il ait disparu ? Pour calmer les esprits, pour donner satisfaction à l’opinion publique exaspérée, – on a bien tardivement commencé l’instruction du procès du maréchal Bazaine. Cependant, depuis que le chef des armées françaises est aux mains de la justice militaire, l’exaspération a diminué. Les ressentiments patriotiques se sont contenus. On a fait silence autour de l’oeuvre de la justice; on attend sa décision avec une patience qui égale la lenteur des formalités juridiques. Et en l’attendant, on s’étonne que les ministres qui ont pris vis-à-vis du pays, la première, la plus grave des responsabilités, celle de la déclaration de guerre et des malheurs qui l’ont suivie, puissent venir se promener, le front serein, au milieu de ceux auxquels leus fautes ont imposé un deuil éternel, et qu’on n’ait pas même le droit de les interroger ! Ce que les hommes supportent le moins, c’est l’injustice. Aussi, nous qui voulons la lumière par l’enquête, la vérité par toutes les investigations qui peuvent la produire; nous qui croyons que la paix sociale n’a pas de meilleure base que l’égalité des droit, et, par conséquent, l’égalité du crime devant le châtiment; nous, qui souhaitons qu’on réduise à l’impuissance les partis extrêmes, en leur enlevant le prétexte de s’armer, nous terminerons ce livre en disant : Justice pour la Commune ! et justice pour tous ! »

Prise de la barricade de la rue Saint-Antoine .

Souvent les visions les plus objectives sur un conflit émanent des regards étrangers. Ces observateurs d’autres pays que les belligérants, portent sur les événements une analyse distanciée, c’est le cas  de John Furley dans son ouvrage : Epreuves et luttes d’un volontaire neutre.

Dernière position des insurgés au cimetière du Père-Lachaise .

Dans son introduction, l’auteur évoque sa présence sur lieux des combats : « J’ose croire que je pourrai jeter du jour sur bien des questions qui se rattachent à la guerre franco-allemande et qui sont d’une grande importance pour le maintien de la Société de Secours dont je fus un des premiers promoteurs; il me semble aussi que les notes que j’ai prises seront lues avec intérêt comme provenant d’une personne qui eut de constants rapports avec les troupes allemandes et les troupe française, et qui fit soixante-dix-neuf fois le voyage de Paris à Versailles par divers moyens de transport et par diverses routes du 2 février au 2 juin 1871 en dépit du règne de la Commune ».

Les illustrations de cette page proviennent de l’ouvrage : Paris incendié. Histoire de la Commune de 1871.

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DALSEME (A.-J.). Paris sous les obus 10 septembre 1870-3 mars 1871. Paris, Librairie d’Education nationale, Alcide Picard éditeur, sd (1898). Un volume grand in-8 (29 cm x 19,5 cm), 278 pp.

Illustré de soixante trois portraits et gravures.

Demi percaline rouge gauffrée de l’éditeur. Titre et filets dorés. Tranches dorées. Sur le premier plat : « Insitution de Melle Bedel Vincennes ».

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DAUBAN (C.A.). Le fond de la société sous la Commune. Paris, E.Plon, 1873. Un volume in-8 (24 cm x 16 cm), 481 pp.

Une gravure dépliante et fac-similes dépliants d’autographe.

Demi-maroquin rouge. Dos à 5 nerfs. Filets et titre dorés. Tête dorée. Reliure légèrement frottée. Un mors fragile.

Bon exemplaire.

Une analyse des sources profondes de l’Insurrection. Des causes sociales à l’émergence de profils politiques nouveaux à l’époque.

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BEAUMONT-VASSY (Vicomte de). Histoire authentique de la Commune de Paris en 1871. Nouvelle édition illustrée de nombreuses gravures. Paris, Garnier, sd. Un volume in-4 (28,5 cm x 19,5 cm), 212 pp.

Demi-basane. Dos à cinq nerfs, titre et fleurons dorés.

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COLMONT (Achille de). Historique de l’incendie du ministère des finances (24-30 mai 1871) par un ancien chef de bureau au ministère des finances, témoin oculaire de l’incendie. Paris, Lapirot et Boullay, 1882. Un volume in-8 (22,5 cm x 14,5 cm), XV-361 pp.

Demi-veau rouge. Titre, fleuron et filets dorés. Dos légèrement insolé.

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DELESSERT (Eugène). Episodes pendant la Commune de Paris en 1871. Souvenirs d’un délégué de la Société de secours aux blessés militaires des armées de terre et de mer. Paris, Imprimerie et librairie de Charles Noblet 1872. Un volume in-8 (26,5 cm x 17,5 cm), 4-76 pp.

Envoi de l’auteur.

Demi veau rouge. Titre doré. Couverture conservée.

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MONTFERRIER (Comte Anatole de). Histoire de la Révolution du 18 mars 1871 dans Paris. Les Journées de Montmartre, les Nuits de l’hôtel de ville, Le Comité central, La Commune, La Guerre civile, Monseigneur Darboy, Le Comité de salut public, La Franc-Maçonnerie, La Société internationale des ouvriers, Les incendies et les Massacres. Bruxelles, Librairie universelle de J.Rozez, 1871. Un volume in-12 (19 cm x 12,5 cm), 181 pp.

Demi veau rouge. Titre, filets et fleuron dorés. Dos insolé. Quelques rousseurs

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EVRARD (Ferdinand). Souvenirs d’un otage de la Commune, notes d’un sergent-major réfractaire. Paris, Librairie de l’Echo de la Sorbonne, 1872. Un volume in-12 (17,5 cm x 11,5 cm), 108 pp.

1/2 reliure toilée, pièce de titre.

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FLOURENS (Gustave). Paris livré. Paris, Librairie Internationale A.Lacroix, Verboeckhoven et cie, 1871. Un volume in-12 (19 cm x 12,5 cm), 228 pp.

Demi chagrin beige. Dos à quatre nerfs. Pièces de titre.

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FURLEY (John). Epreuves et luttes d’un volontaire neutre. Traduit de l’anglais par Mme E.de Villers. Paris, Dumaine, Louvain, Fonteyn. 1874. Un volume in-8 (22 cm x 15 cm), 508 pp.

Demi chagrin rouge. Dos à cinq nerfs, titre doré.

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GLAIS-BIZOIN (Alexandre). Dictature de Cinq Mois. Mémoires pour servir à l’histoire du Gouvernement de la Défenses Nationale et de la délégation de Tours et de Bordeaux. Paris, E.Dentu, 1873. Un volume in-12 (18 cm x 12 cm), XV-1-258 pp.

Demi veau vert.  Titre et filets dorés. Dos insolé. Deux coins usés.

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Guerre des Communeux de Paris. 18 mars-28 mai 1871, par un officier supérieur de l’armée de Versailles. Paris, Firmin Didot frères, 1871. Un volume in-12 (18 cm x 12 cm), 368 pp.

Demi-basane. Dos à quatre nerfs. Tire et filets dorés. Caissons ornés.

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HUSTIN (A.). Les Allemands à l’est de Paris, du canal de l’Ourcq à la Marne Documents, souvenirs et anecdotes. Paris, Librairie contemporaine, 1912. Un volume in-4 (28 cm x 19 cm), 287 pp.

106 gravures et 4 plans.

Pleine percaline rouge de l’éditeur. Couvertures roses conservées. Dos décoré. Une coiffe légèrement abîmée.

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Paris incendié. Histoire de la Commune de 1871. Paris, Imprimerie de E.Martinet, sd (1872). Un volume in-4 (37 cm x 27 cm), 240 pp.

Texte sur trois colonnes. 170 gravures à pleine page.

1/2 reliure toilée. Charnières légèrement fendues.

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VIDIEU (Abbé). Histoire de la Commune de Paris en 1871. Paris, Dentu, 1876. Un volume fort in-8 (25 cm x 16,5 cm), VIII-657 pp.

Demi chagrin chocolat. Dos à cinq nerfs, titre et filets dorés.

Accidents sur les plats (manque de papier) toutefois sans gravité.

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