GUIMBAUD (Louis). Illustrations de Georges GOBO. Les églises villageoises de Paris.

 

Nous avons déjà présenté, avec une reliure de Devauchelle, Les églises villageoises de Paris. Aujourd’hui nous vous proposons un autre exemplaire de cet ouvrage dans une magnifique reliure de Marot-Rodde. Cette édition retient aussi l’attention car elle contient trois dessins signés de Gobô, les tirages sur chine de toutes les illustrations, le menu des Eclectiques du livre pour le dîner de lancement de l’ouvrage et une gravure signée par Gobô et dédicacé au propriétaire de l’ouvrage membre de cette association de bibliophiles.

Les églises villageoises de Paris racontent l’histoire des bâtiments religieux qui à l’origine, se trouvaient au centre des villages entourant la capitale. L’extension progressive de Paris et la dernière annexion territoriale en 1860, donnent à Paris sa configuration actuelle.

Ainsi Saint-Germain de Charonne, Saint-Denis de La Chapelle, Saint-Jean-Saint-François,Saint-Pierre de Montmartre, Sainte-Marguerite, Saint-Laurent des Champs, Saint-Médard, L’Abbaye de Saint-Martin des Champs, Saint-Julien-le-Pauvre, Saint-Pierre de Chaillot, Saint-Nicolas des Champs, Saint-Nicolas du Chardonnet étaient, au moment de leur construction, éloignées du centre de Paris. Eglises des faubourgs ou des villages environnants, coeur de la vie paroissiale des habitants, elles sont dorénavant insérées dans la grande ville et pour les passants de hasard, elles se fondent dans l’environnement parisien. Mais elles ont leurs histoires propres et ce livre les révèlent par le texte de Louis Guimbaud et les lithographies de Georges Gobô. Nous avons déjà eu l’occasion de présenter cet artistes dans une page précédente : Le Mont dans la ville.

La belle reliure qui recouvre l’ouvrage retient aussi l’attention. Elle est signée Marot-Rodde. Nous avons déjà évoqué ce relieur avec un ouvrage habillé d’une sobre reliure parfaitement exécutée : Souvenirs d’un enfant de Paris d’Emile Bergerat. Celle de notre exemplaire est plus élaborée mais toujours avec une parfaite exécution.

Marot-Rodde est un alias recouvrant deux femmes, la mère et la fille. La mère, ancienne élève de Chanat, commença son activité en 1920. Elle sera épaulée par sa fille jusqu’à son décès en 1935. Elle reçoit en 1925, la médaille d’argent lors de l’exposition des Arts décoratifs. Les reliures peu nombreuses de ces deux artistes, se retrouvent chez de prestigieux bibliophiles de l’époque notamment Louis Barthou qui leur confiera quelques belles réalisations.

Nous poursuivons nos échanges croisés avec Histoires de Paris qui évoque lui aussi les églises villageoises de Paris.

 

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GUIMBAUD (Louis). Les églises villageoises de Paris. Paris, Les Eclectiques du livre, 1924. Un volume in-4 (32 cm x 26 cm), 216 pp.

Lithographies de Georges Gobô.

Un des cent soixante-dix exemplaires numérotés sur papier d’Arches.

Trois dessins signés de Georges Gobô.

Une des vingt cinq suites des illustrations sur papier de Chine.

Une lithographie signée et dédicacée par l’artiste au propriétaire de l’ouvrage.

Menu du dîner des Eclectiques du livre.

Maroquin gris, plat supérieur orné d’un décor de vitrail en ogive mosaïquée en box beige en creux à carreaux rectangulaires en relief encadrés de filets au palladium portant le titre doré, lettre à lettre par carreaux. Doublures et gardes de box beige, tranches dorées. Couverture 1/2 maroquin à bandes, titre doré. Etui gansé maroquin. Reliure signée Marot-Rodde. Couvertures conservées.

Si vous êtes intéressé par cet ouvrage, écrivez-nous à : contact @paris-libris.com .

 

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