DU VERDIER (Gilbert SAULNIER). Le Voyage de France.

  Le premier « guide touristique » proposant des itinéraires aux voyageurs en le renseignant sur les monuments, l’hébergement et les caractéristiques régionales françaises paraît en 1552. Il est rédigé par Charles Estienne et s’intitule La Guide des chemins de France. L’ouvrage présente une vision ordonnée du territoire de l’époque. C’est le premier guide routier imprimé en français. La diffusion de l’imprimerie favorise l’édition de ce type de livre qui a vocation à être lu par un public élargi de marchands, de médecins, d’étudiants, d’aristocrates et de curieux à la découverte du Pays. Le déplacement n’a plus seulement une vocation utilitaire, mais désormais aussi une vocation d’agrément. Deux guides prendront le relais […]

LAVILLEGILLE (Arthur NOUAIL de). Des anciennes fourches patibulaires de Montfaucon. MAILLARD (Firmin). Le gibet de Montfaucon.

  Aujourd’hui deux ouvrages érudits comme savaient les rédiger les historiens du XIXe sur un sujet un peu sinistre, le gibet de Montfaucon dont les traces ont aujourd’hui disparu. Arthur Nouail de Lavillegille (1803-1882) s’appuie sur les travaux d’Henri Sauval pour en fournir en 1836 une description au cours des siècles et Firmin Maillard (1833-1901) publie à son tour en 1863, une histoire de cette terrible potence. Ce sinistre endroit allait inspirer les auteurs les plus illustres : Villon avec sa Ballade des pendus, Victor Hugo dans Le Gibet de Montfaucon extrait de la Légende des siècles, et dans Notre-Dame de Paris où il imagine les squelettes de Quasimodo et […]

CLARETIE (Jules). La canne de Monsieur Michelet. Promenades et Souvenirs.

  Le titre un peu mystérieux de l’ouvrage titille l’imagination car Jules Michelet n’a pas laissé le souvenir d’un grand dandy comme le dix-neuvième savait les inventer. Il passait pour un personnage austère uniquement intéressé par ses recherches d’historien. Il était à son époque le pape de l’Histoire de France et son élégance résidait dans son style et non dans un accessoire de mode. Pourtant cette canne était bien la sienne léguée par sa veuve à Jules Claretie. Une belle canne à pomme d’or…fort belle avec sa longue tige jaune en wellingtonia offerte au maître par un ancien élève qui avait trouvé fortune dans le nouveau monde. Cette canne attirait […]