BALZAC (Honoré de). Illustrations de François COURBOUIN. Une rue de Paris et son habitant. F.BESSE. Paris vu et vécu par les écrivains.

 

Nous débutons une nouvelle série de présentation d’ouvrages parisiens qui sera publiée une fois par semaine, le jeudi.

Les ouvrages anciens ont été neufs un jour ! Il nous a semblé intéressant, d’associer sur une page de blog des livres anciens et neufs sur le même thème. Pour cet exercice, qui va surprendre les bibliophiles et sans doute intriguer le lecteur contemporain éloigné de cet univers, nous nous sommes rapprochés des Editions Parigramme, l’éditeur de référence sur les thèmes parisiens.

Ainsi au cours des prochains mois, nous mêlerons les travaux d’auteurs contemporains édités chez Parigramme à ceux du passé, rassemblés par une même thématique parisienne.

Pour commencer notre série nous évoquons Paris vu et vécu par les Ecrivains de Françoise Besse et une nouvelle de Balzac,  » Une rue de Paris et son habitant »,  qui fit de Paris, le décor de la Comédie Humaine.

paris-vu-et-vecu-pa-57861c00418dcparis-vu-et-vecu-pa-57861c17b668fBalzac à Passy, Proust à la plaine Monceau, Colette au Palais-Royal, Hemingway à Montparnasse, Sartre et Beauvoir à Saint-Germain-des-Prés, au fil des siècles, dix, cent ou mille mains se sont relayées pour tresser la légende de la capitale. La ville de chair et de pierre, la ville de jour et de nuit, la ville comme un monde à découvrir…s’offre en une source d’inspiration inépuisable. De Hugo à Modiano, mystérieux, poétique ou tourmenté, Paris est un roman !

Honoré de Balzac/Victor Hugo/Gérard de Nerval/Charles Baudelaire/Guy de Maupassant/Emile Zola/Joris-Karl Huysmans/Guillaume Apollinaire/Marcel Proust/Léon-Paul Fargue/Colette/Jules Romains/Louis-Ferdinand Céline/Henri Calet/Georges Simenon/Louis Aragon/Ernest Hemingway/Simone de Beauvoir & Jean-Paul Sartre/Jacques Prévert/Patrick Modiano.

L’ouvrage est en édition bilingue (anglais).

Pour les Parisiens, vous pouvez commander ce livre ici.

Maintenant, retrouvons Balzac dans une charmante nouvelle parisienne du milieu du XIXe siècle.

balzac 3Sollicité vers 1843 par Hetzel pour collaborer au Diable à Paris, Balzac lui remet la nouvelle dont nous allons parler ci-après. Toutefois cette dernière ne fut pas retenue par l’éditeur pour constituer cette célèbre édition collective que nous avons déjà présenté : Le Diable à Paris.

Quelques années plus tard en 1845,  Hetzel fait publier ce texte dans le Siècle (numéro du 28 juillet 1845). Cette nouvelle n’a jamais pris place dans la Comédie Humaine et du vivant de Balzac ne fut jointe à aucun de ses ouvrages avant l’année 1847, où elle complète le troisième volume de la première édition de la Dernière Incarnation de Vautrin. Depuis sa mort (en 1850), ce texte n’a été réimprimé que deux fois avant notre impression. La première en 1852, à la suite de la première édition in-12 de la Dernière Incarnation de Vautrin et la seconde en 1870 dans le tome XX de l’édition définitive des oeuvres complètes de Balzac.

balzac 8Dans cette nouvelle, Balzac nous fait visiter la capitale et découvrir un savant parisien du XIXe siècle.

I. Physionomie de la rue.  » Paris a des rues courbes, des rues qui serpentent…en 1827, la rue Duguay-Trouin n’était pavée ni d’un côté ni de l’autre »  II. La silhouette de l’habitant.  » Un petit vieillard grassouillet, pourvu d’un abdomen flottant et proéminent…  le célèbre professeur Jean-Népomucène-Apollodore Marmus de Saint-Leu, l’un balzac 10des plus beaux génies de ce temps « . III. Madame Adolphe.  » Une femme était sur le pas de la petite porte et regardait son maître avec une sorte de sollicitude « . IV. Inconvénients des quais à livres ou les gloires en espalier.  » Le savant fut attiré vers le pont Royal par la curiosité, qui nous fait perdre plus de temps à Paris que partout ailleurs. Comment marcher sans donner un regard à ces petites balzac 4caisses oblongues… ». V. Premier service.  » Il était bientôt l’heure à laquelle on se mettait à table chez le beau frère de Marmus… ». VI. Second service.  » Pour que les savants s’entendissent (les savants s’entendre!..) l’empereur aurait dû faire la paix; et, dans ce cas, peut-être se serait-il occupé de ma querelle avec Sinard! Sinard, mon ami!…mon élève devenu on antagoniste, mon ennemi, lui, un homme de génie!…Oui, il a du génie; je lui rends justice devant tout le monde… ». VII. Le dessert.  » Le professeur traversa le jardin, alla dans un pavillon sis à l’un des angles, où il demeurait seul pour ne pas être contrarié par sa femme… ». balzac 14VIII. Comme quoi la femme d’un savant en us est bien balzac 12malheureuse.  » Six jours après mon mariage, nous allions un matin sortir de notre chambre pour déjeuner; monsieur entend le tambour des élèves de l’Ecole polytechnique où il était professeur; il me quitte pour les aller voir passer; j’avais dix-neuf ans, et, quand je l’ai boudé, vous ne devinerez pas ce qu’il m’a dit ? il m’a dit : Mais c’est jeunes gens sont la fleur et la gloire de la France ! Voilà comment mon mariage a commencé. Jugez du reste… »

Cette délicieuse nouvelle est délicatement illustrée par François Courboin (1865-1926). Auteur d’une centaine d’estampes. Il a notamment illustré des livres d’auteurs (Gautier, Uzanne…). Parallèlement à ses activités artistiques, il a dirigé le cabinet des Estampes (1906-1925) et a été un historien réputé de la gravure.

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balzac 1BALZAC (Honoré de). Une rue de Paris et son habitant. Avant-propos par M.de Spoelberch de Lovenjoul. Paris, Rouquette, 1899. Un volume in-4 (26 cm x 17 cm), VI-32 pp.

balzac 2Illustrations en couleurs in texte de François Courboin. Une suite en noir des illustrations.

Exemplaire sur papier velin. Notre exemplaire est nominatif et paraphé par l’éditeur.

Demi-maroquin rouge à coins bordés de filets dorés. Dos à cinq nerfs, caissons encadrés de filets dorés, titre doré.

Bel exemplaire de cette rare édition tirée à 125 exemplaires.

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