Georges-Henri Manesse (1854-1940) a fixé un Paris disparu qu’il a pu connaître au début du 20e siècle. Aujourd’hui ces lieux ont soit été détruits soit se trouve dans une organisation urbaine différente. Ces eaux-fortes nous restituent donc une ville que l’on peine parfois à imaginer et qui nous plongent dans le passé parisien. Georges-Henri Manesse a réalisé deux séries d’eaux-fortes intitulées Le vieux Paris s’en va. Nous avons déjà eu l’occasion de présenter la Ière série du Vieux Paris s’en va dans une page précédente du blog. Nous poursuivons aujourd’hui cette présentation avec la IIe série composée aussi de dix eaux-fortes. Toutes ces eaux-fortes sont légendées et signées par […]
A la lecture du titre de ce portefeuille d’eaux-fortes, Le vieux Paris s’en va, on pourrait penser qu’il s’agit de vues du vieux Paris avant les bouleversements des travaux haussmanniens. Mais ces eaux-fortes sont plus tardives, elles datent du début du 20eme siècle alors que progressivement Paris faisait disparaître ses vieux bâtiments pour construire selon des normes plus sécurisées où la salubrité devenait une nécessité. Le graveur de cette série est Georges-Henri Manesse (1854-1940). Peintre, aquarelliste, graveur, illustrateur, Il a créé et présidé la Société normande de gravure. Nous avons déjà eu l’occasion de découvrir ses travaux dans des pages précédentes du blog : Bouquinistes et bouquineurs. Physiologie des quais […]
Avec cet ouvrage, nous plongeons dans l’univers de la danse à Paris à la fin du XIXe siècle. Les bals publics du second Empire ayant disparu, une nouvelle école de danse surgissait dans les établissements montmartrois et s’ouvrait alors l’ère de la Goulue, de Grille-d’Egout et de leurs émules. « La Goulue, petite rose, poupine et bien en point, elle dardait, hors du corsage sombre largement décolleté, ses épaules nacrées et sa tête mutine plantée de cheveux d’or, dont la lourde torsade, roulée très haut, prenait des aspects de cimier…A peine en train, ses joues s’animent comme des pêches mûres ; ses cheveux fous voltigent en « fils de la vierge » […]