L’Ile de la Cité.

 

Dans une précédente page de blog :  Paris-Libris et Histoires-de-Paris, une passion commune partagée, nous vous annoncions la mise en oeuvre d’une correspondance entre deux blogs de passionnés par l’Histoire parisienne. Aujourd’hui nous poursuivons l’échange autour de l’Ile de la Cité.

Nous vous avons déjà présenté dans ce blog quelques ouvrages évoquant ces lieux notamment : Cité. Nef de Paris, Histoire de La Sainte-Chapelle Royale du Palais et Histoire archéologique, descriptive et graphique de la Sainte-Chapelle du Palais, aujourd’hui nous poursuivons la découverte de l’Ile de la Cité avec quelques nouveaux ouvrages.

La Cité, c’est le berceau de Paris. A l’époque mérovingienne, l’Ile de la Cité était traversée, du sud au nord, par l’antique Voie Romaine d’Orléans  à Senlis, qui passait par le Petit-Pont et le grand-Pont. A l’est, se trouvaient la Cathédrale, le Baptistère, l’Ecole et l’Hospice des Pauvres qui devint l’Hôtel-Dieu. Sur la rive qui borde aujourd’hui le Quai aux Fleurs existait un port très important pour l’entrée et la sortie des marchandises, le Port Saint Landry. Puis à l’ouest, entre les deux bras du fleuve, subsistait le palais, ancienne demeure du Préfet romain qui sera longtemps celle des rois avant de devenir le Palais de Justice. Entre l’Eglise Cathédrale et le Palais, s’étendait la Place du commerce qui était l’antique Forum de Lutèce. L’aspect de la Cité se modifie au cours des siècles par la construction de nombreuses Eglises et de Monastères autour desquels les habitations s’étaient groupées. Jusqu’au XIIe siècle, les événements religieux et politiques se concentrent sur l’Ile et la population et les divers établissements ne cessent de s’y accumuler. A partir du XIIIe siècle et comme le Paris des deux rives s’agrandit, la Cité perd de son importance mais elle reste, avec le Parlement, le centre des affaires, caractère qu’elle garde jusqu’à la fin du XVIIe siècle. Au XIVe siècle, la Cité comptait déjà une cinquantaine de rues et ruelles avec plus de vingt Eglises ou Chapelles qui ont subsisté jusque vers le milieu du XVIIIe siècle. A partir de la Révolution la Cité perd de sa prépondérance et l’aspect de l’Ile devient sordide. En ouvrant de nouvelles voies dans le lacis des vieilles rues et en faisant construire de nouveaux édifice le Tribunal de Commerce, la Caserne de la Cité qui contient la Préfecture de Police,  l’Hôtel-Dieu, Haussmann allait profondément modifier les lieux.

C’est toute cette longue histoire et ces quartiers disparus que nous retrouvons dans les ouvrages que nous allons vous présenter.

Commençons avec Georges Cain, conservateur de Carnavalet au début du 20e siècle, qui a abondamment écrit sur Paris et dont vous pourrez trouver d’autres ouvrages sur le site ici.

Dans une série consacrée aux anciens quartiers de Paris, il nous présente La Cité : Notre-Dame. L’Hôtel-Dieu. Le Palais de Justice et aussi l’Ile Saint-Louis voisine.

Poursuivons avec P.L Jacob dans Curiosité de l’histoire du vieux Paris qui développe une intéressante présentation sur les noms des rues de Paris et leur évolution au cours des siècles. Il s’attarde en particulier sur les rues de la Cité et constate qu’en 1835, on se croyait encore en 1388 ou en 1636 tant le parcellaire resté inchangé. Il retrace avec précision l’histoire de certaines rues de la Cité ravivant la mémoire de cette topographie en grande partie disparue : la rue du cloître Notre-Dame, la rue du Marché-neuf, la rue des Cargaisons, la rue de la Calandre, la rue aux Fèves, la rue de la Licorne, la rue des Trois-Canettes, la rue Cocatrix, la rue des deux Hermites, la rue des Marmouzets, la rue Saint-Eloi, l’impasse Saint-Martial, la rue de la Vieille-Draperie, la rue de la Barillerie, la rue Saint-Christophe, la rue de Perpignan, la rue de Glatigny.

Terminons avec Antoine Robida que nous avons déjà eu l’occasion de présenter dans une page précédente du blog Paris de siècle en siècle et qui illustre ses livres de merveilleux dessins.

Dans son ouvrage, l’Ile de Lutèce, enlaidissements et embellissements de la Cité, Antoine Robida, avec son lyrisme habituel et sa passion des vieilles pierres nous promène en quelques chapitres dans l’Ile de la Cité : I. L’Ile-Vaisseau, II. .Vingt siècles d’histoire au cinématographe, II. Ce que la Cité a couvé, IV. Derniers débris, V. On demande un Westminster parisien, VI. L’emplacement de la morgue, VII. Prière devant la Cathédrale. Il conclut ses propos par un souhait très contemporain : « Le vaisseau de Lutèce ne doit pas être dépecé par les naufrageurs, il doit continuer à flotter, centre vénérable et respecté de la grande ville qui se développe sans arrêt, s’élargit, s’étale, grimpe aux collines jadis lointaines, et pousse partout des faubourgs… »

Pour retrouver l’Ile de la Cité dans Histoires-de-Paris, consultez : L’Ile de la Cité au XVIIIe siècle, L’ancien quartier du centre de l’Ile de la Cité et Les Eglises de l’Ile de la Cité. 

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Sous la direction de Georges CainSELLIER (Charles). Paris les anciens quartiers. La Cité : Notre-Dame. L’Hôtel-Dieu. Le Palais de  Justice. Les Ponts. l’Ile Saint Louis. Paris, Le Deley imprimeur, sd. Un portefeuille in-8 format italien (15,5 cm x 23 cm), 32 pp.

40 gravures en héliotypie.

En feuilles sous portefeuille, pleine toile verte estampée à l’or chaud de l’éditeur, fermé par trois rubans.

Bon exemplaire.

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Sous la Direction Artistique de Georges CainSELLIER (Charles).  Paris les anciens quartiers. La Cité : Notre Dame. L’Hôtel-Dieu. Le Palais de Justice. Les Ponts. l’Isle Saint-Louis. Paris, Le Deley imprimeur, sd. Un portefeuille in-8 format italien (15,5 cm x 23 cm), 32 pp.

40 gravures en héliotypie.

En feuilles sous portefeuille cartonné aubergine estampé à l’or chaud de l’éditeur, fermé par trois rubans de couleur identique.

Bon exemplaire.

Pour acheter c’est ici.

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JACOB (P.L.). Curiosités de l’histoire du vieux Paris. Les noms des rues. Les rues de la Cité. Les rues honteuses au Moyen Age. Promenades dans le vieux Paris en 1834. Physiologies du Pont Neuf. Bicêtre. Paris, Adolphe Delahays, 1858. Un volume in-16 (16,5 cm x 11 cm), 565 pp.

Demi maroquin à coins. Dos à cinq nerfs. Titre et fleurons dorés. Tête dorée. Couvertures conservées.

Bel exemplaire.

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ROBIDA (A.). Bibliothèque du vieux Paris. L’Ile de Lutèce. Enlaidissements et embellissements de la Cité. Paris, Daragon, 1905. Un volume in-8 (22,5 cm x 14 cm), 71 pp.

Ouvrage orné d’une eau-forte et de vingt-deux croquis de l’auteur.

Un des 500 exemplaires numérotés sur Alfa.

Broché. Couverture illustrée.

Bon exemplaire malgré de légères tâches sur la couverture.

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