SELIIER (Charles). Le quartier Barbette. La tourelle de la rue Vieille-du-Temple. La maison de Loys de Villiers. Le premier hôtel des archevêques de Sens. L’hôtel Saint-Fargeau. Les anciens hôtels de Paris. Curiosités historiques et pittoresques de Montmartre.

 

Les passionnés d’histoires parisiennes doivent remercier tous ces érudits discrets qui à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle se sont plongés dans les archives pour extraire de multiples récits narrant la vie de la capitale au cours des siècles. Membres actifs de sociétés savantes, ils ont abondamment écrit sur de multiples sujets.

Charles Sellier (1844-19–) appartient à ce groupe d’érudits discrets que l’on a toujours plaisir à lire aujourd’hui lorsque l’on cherche des informations historiques. Il fut tour à tour, architecte,  inspecteur des fouilles archéologiques de la ville de Paris, Attaché puis Conservateur adjoint au Musée Carnavalet. Il avait donc accès aux meilleures sources qu’il sut merveilleusement exploiter pour rédiger de solides publications documentaires. A Carnavalet, il travaille sous l’autorité de Georges Cain. Il a été membre de la Société de l’Histoire de Paris, de la Société des Amis des monuments parisiens, de la Société des Etudes historiques et de celle du Vieux Montmartre dont il a été le président fondateur. Il a aussi largement diffusé ses travaux en publiant dans divers journaux comme le Figaro, le Rappel, le Mot d’ordre, la Nature, le Gil Blas, le Paris Montmartre, la Semaine des Constructeurs, la Correspondance historique et archéologique….

Les recherches historiques de Charles Sellier sont particulièrement précises. Il n’hésite pas à contredire les historiens passés et ses contradictions sont étayées par des pièces solides.

Nous vous proposons de découvrir quelques-unes de ses recherches.

Le quartier Barbette est une monographie historique et archéologique d’un lieu marquant de l’histoire parisienne. Elle comprend l’histoire de l’Hôtel du même nom et des maisons qui succédèrent à cet Hôtel ou qui occupèrent son emplacement après sa disparition ainsi que celle des maisons et hôtels contigus, révélant ainsi la topographie ancienne de cette partie du Marais comprise entre les rues des Francs-Bourgeois, Vieille-du-Temple, de la Perle et la rue Elzévir. Son nom vient d’une famille les plus riches de Paris à partir du 12e siècle composée de chambellans du roi, de prévôts, d’échevins et de prélats.  L’Hôtel Barbette fut vendu en 1401 à la reine Isabeau de Bavière. A proximité, le duc Louis d’Orléans fut assassiné le 23 novembre 1407 par les hommes de main du duc Jean de Bourgogne. L’Hôtel passa par la suite au duc Jean VI de Bretagne. En 1556 les filles de Diane de Poitiers morcelèrent les bâtiments et les jardins. De nouveaux Hôtels s’élèveront bientôt sur l’emplacement des anciens bâtiments démolis, au travers desquels une rue sera ouverte en 1563 et perpétuera, par sa dénomination, le souvenir de la résidence royale (rue Barbette).

La Tourelle de la rue Vieille-du-Temple édifiée à la fin du XVe siècle dans l’Hôtel à l’angle de la rue des Francs Bourgeois n’était pas un des éléments de l’hôtel Barbette. Dans l’édition de  1886, le décret d’adjudication prononcé au Châtelet le 30 avril 1561 pour la propriété d’une maison à l’angle de la rue Vieille du temple et de la rue des poulies (rue des francs bourgeois) étaye cette position. L’Hôtel Barbette et le logis de la tourelle étaient deux immeubles distincts ce que détaille la plaquette portant le même titre et parue en 1887.

L’histoire de la Maison de Loys de Villiers au quartier Barbette, sise au 56 rue Vieille du Temple immédiatement après celle disposant de la jolie tourelle de la rue Vieille du Temple est racontée dans une courte plaquette qui complète la publication sur le Quartier Barbette

L’archevêque de Sens apparaît dès le XIIIe siècle, comme un puissant personnage; et, jusqu’au XVIIe siècle, il grandira en importance, en réunissant les plus souvent, les charges les plus considérables à sa dignité de métropolitain de la province mère du royaume. Parmi ces prélats, la plupart devenus cardinaux, des chanceliers gardes des sceaux, dont un deviendra pape, des ambassadeurs, des grands aumôniers de France, jusqu’à des princes de sang royal. Il était donc naturel voire indispensable qu’ils eussent dans la capitale du royaume, une demeure digne de leur rang. Les archevêques de Sens ont occupé successivement à Paris deux hôtels ; le premier, situé au bord de la Seine, sur le quai des Célestins ; le second, au coin de la rue de l’Hôtel de Ville et de la rue du Figuier, aujourd’hui devenu la bibliothèque Forney. Charles Soullier établit avec précision la localisation du premier hôtel des archevêques de Sens.

C’est en 1895 que la ville de Paris a pris possession de  l’hôtel de Saint Fargeau-suivant bail de location avec promesse de vente-afin d’en faire une annexe de Carnavalet, son voisin, devenu trop étroit. Charles Sellier évoque ses propriétaires successifs depuis le XVIe siècle jusqu’à l’installation du musée. C’est en 1686, que Michel Le Peletier en devient propriétaire. Il fait démolir le bâtiment et le remplace par une nouvelle construction, œuvre de Pierre Bullet.

Dans son ouvrage, Les anciens hôtels de Paris, Charles Sellier présente les histoires des grands hôtels aristocratiques parisiens parmi ceux-ci : l’Hôtel Le Peletier de Saint Fargeau, L’Hôtel de Jassaud, anciennement hôtel du Prévôt, L’Hôtel de Canillac, L’Hôtel de Hollande, L’Hôtel de Saint-Chaumond, L’Hôtel d’Aumont, L’Hôtel de Chevreuse ou de Luynes, Les Hôtels des archevêques de Sens, L’Hôtel Lamoignon, anciennement d’Angoulême.

Charles Sellier a aussi « abandonné » son quartier du Marais pour se plonger dans l’histoire de Montmartre qu’il connaissait bien puisqu’il y était né et qu’il avait été le Président fondateur de la Société du Vieux Montmartre. Son éditeur, Honoré Champion, l’incite à rassembler quelques articles déjà parus dans divers journaux et bulletins périodiques. Ce sera, Curiosités historiques et pittoresques de Montmartre. Dans cet ouvrage, il aborde de multiples sujets. Ainsi nous découvrons, les carrières à plâtre, la butte-aux-gardes, les fontaines, Montmartre vignoble, les moulins à vent, la mire du nord, l’observatoire et le télégraphe, le tombeau d’Adélaïde de Savoie, les sépultures conventuelles et paroissiales, le mont Marat, Alphonse Karr garde national, les seigneurs de Clignancourt, la maison de la « boule d’or » (hôtel de Trétaigne), le Château-rouge, l’hôtel Labat, la porcelaine de « Monsieur », les bas-reliefs de l’avenue des tilleuls, Cheronnet, premier historien de Montmartre.

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SELLIER (Charles). Le quartier Barbette. Paris, ancienne librairie Thorin et fils, 1899. Un volume (25 cm x 16,5 cm), XI-227 pp.

Deux grands plans dépliants : Plan du quartier Barbette en 1407, Extrait du Plan de la Censive du Temple de 1789 (18e feuille) aux Archives Nationales N° 14 (Seine).

Broché. Couverture défraichie.

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SELLIER (Charles). La Maison de Loys de Villiers. Extrait de la Correspondance historique et archéologique (année 1898). Saint-Denis, Imprimerire H.Bouillant, 1899. Une plaquette (25 cm x 16 cm), 8 pp.

Broché.

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SELLIER (Charles). La Tourelle de la rue Vieille-du-Temple. Extrait de la correspondance historique et archéologique (année 1898). Paris, Imprimerie de Louis Hugonis, 1886. Une plaquette (24,5 cm x 16 cm), 15 pp.

Tirage limité à 200 exemplaires.

Broché.

SELLIER (Charles). La Tourelle de la rue Vieille-du-Temple (L’Hôtel Hérouet). Paris, 1887. Une plaquette (24 cm x 16 cm), 19 pp.

Sur vélin.

Broché. Couverture poussiéreuse.

Cette plaquette contient le décret d’une maison pour damoiselle Loïse Hérouet, inthimée, contre Me Nicolas Jullien, au nom qu’il procedde, appellant. Elle complète en produisant une pièce intéressante, la plaquette précédente.

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SELLIER (Charles). Le premier hôtel des Archevêques de Sens à Paris. Extrait du Bulletin de Juillet 1908 de la Société historique du IVe arrondissement  » La Cité « . Paris, Champion, 1908. Une plaquette (25,5 cm x 16,5 cm), 32 pp.

Illustrations in texte.

Broché.

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SELLIER (Charles). L’hôtel de Saint-Fargeau à Paris. Extrait de la Correspondance historique et archéologique (Année 1895). Saint Denis, Imprimerie H.Bouillant, 1895. Une plaquette (24 cm x 16 cm), 22 pp.

Broché. Manques de papier à la couverture.

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SELLIER (Charles). Anciens hôtels de Paris. Nouvelles recherches historiques, topographiques et artistiques. L’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau. – L’hôtel de Jassaud. – L’hôtel de Canillac. – L’hôtel de Hollande. – L’hôtel de Saint-Chaumond. – L’hôtel d’Aumont. – L’hôtel de Luynes. – Les hôtels des archevêques de Sens : I. L’hôtel de la rue de la Folie-Jean-Morel; – II. L’hôtel de la rue du Figuier. – L’hôtel de Lamoignon. Paris, Champion, 1910. Un volume in-8 (25,5 cm x 17 cm), VIII-435pp.

1/2 reliure (un peu frottée), pièces de titre. Couverture conservée.

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SELLIER (Charles). Curiosités historiques et pittoresques de Montmartre. Paris, Honoré Champion, 1904. Un volume (19 cm x 14 cm), 348 pp.

½ reliure, titre doré.

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Nous poursuivons nos échanges avec le blog Histoires de Paris où vous pourrez découvrir plusieurs articles autour de Charles Sellier.

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