PEGUY (Charles). La Tapisserie de Notre-Dame

 

Avec Charles Péguy (1873-1914), nous avons à nouveau, l’occasion d’évoquer Notre-Dame de Paris. Après l’incendie du mois d’avril, la cathédrale est désormais protégée des intempéries et attend ses bâtisseurs. Elle n’a cessé, au cours des siècles, d’être célébrée par les écrivains.

Charles Peguy par Jean-Pierre Laurens .

Ecrivain, poète, essayiste, intellectuel engagé militant socialiste, anticlérical, dreyfusard au cours de ses études, Charles Péguy plus tard, se rapprochera du catholicisme et de la mouvance nationaliste.

Il intègre l’Ecole Normale Supérieure en 1894 où il est l’élève de Romain Rolland et Henri Bergson. En 1897, il écrit son premier article dans la Revue socialiste et finit l’écriture de son mystère lyrique Jeanne d’Arc. En 1898, il fonde une librairie qui sera le quartier général du mouvement dreyfusiste. Il écrit dans la Revue blanche. En 1900 après l’échec de sa librairie, il fonde les Cahiers de la Quinzaine. Cette revue lui permettra de publier ses propres oeuvres et de faire découvrir de nouveaux écrivains de sa génération. Les Cahiers paraîtront pendant quatorze ans jusqu’à la mort de Peguy sur un champ de bataille en septembre 1914. Proche de Jean Jaurès, il s’en éloignera à cause de son pacifisme jusqu’à le considérer comme traitre à la nation et aussi au socialisme. Pour Péguy, la République est la prolongation de la monarchie, le nationalisme est philo-judaïque et il est fermement opposé à l’universalisme.

Son oeuvre comprend des recueils poétiques en prose et en vers d’inspiration mystique, des essais où il exprime des préoccupations sociales mais aussi des pièces de théâtre, notamment sur Jeanne d’Arc.

Eau-forte d’Eugène Corneau .

L’édition originale de la Tapisserie de Notre Dame paraît en 1913 dans les Cahiers de la Quinzaine. Les premiers vers en sont connus : Etoile de la mer voici la lourde nef/Où nous ramons tout nuds sous vos commandements;/Voici notre détresse et nos désarmements;/ Voici le quai du Louvre, et l’écluse, et le bief…

Eau-forte de Maxime Juan .

Sous le titre de La Tapisserie de Notre-Dame sont rassemblés plusieurs poèmes sur la cathédrale parisienne mais aussi sur la cathédrale de Chartres. Orléanais de naissance, Peguy était aussi d’une certaine manière, beauceron. Il avait accompli à deux reprises le pélerinage de Paris à Chartres en 1912 et en 1913. Le mysticisme qui l’habitait à cette époque s’exprime largement au long de ses vers organisés selon les chapitres suivants : La Tapisserie de Notre-Dame : Présentation de Paris à Notre-Dame, Paris vaisseau de charge, Paris double galère, Paris vaisseau de guerre, Présentation de la Beauce à N.D.de Chartres. Les cinq prières dans la cathédrale de Chartres : I. Prière de résidence, II. Prière de demande, III. Prière de confidence, IV. Prière de report, V. Prière de déférence.

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PEGUY (Charles). La Tapisserie de Notre-Dame. Lyon, Cercle lyonnais, 1957. Un volume in-4 (29 cm x 24 cm), 99 pp.

Eaux-fortes de Eugène Corneau.

Un des 135 exemplaires numérotés sur vélin.

Liste des sociétaires à la fin.

En feuilles sous emboîtage et étui. Très léger manque de papier à l’étui.

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PEGUY (Charles). La Tapisserie de Notre-Dame. Société de Saint-Eloy, 1981. Un volume in-4 (30 cm x 24 cm), 89 pp.

4 pointes sèches de Maxime Juan, 4 eaux-fortes de Roger Marage, 5 burins d’Albert Decaris.

Un des 115 exemplaires numéroté sur vélin d’Arches

En feuilles sous emboîtage et étui.

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