FARGUE (Léon-Paul). L’Ile Saint Louis. Vingt lithographies originales de Robert LESCURE et Michel BEAUDET.

En 1609, Christophe Marie propose à Henri IV de construire un pont entre le Marais et la rive gauche. En 1614, Marie et ses associés Poulletier et Le Regrattier s’engagent à construire deux ponts et à aménager l’Ile Notre Dame et l’Ile aux vaches propriétés des chanoines de Notre-Dame. Un plan est tracé, une rue centrale (aujourd’hui l’île Saint-Louis) et des transversales facilitent le lotissement de l’espace. Le projet rencontre quelques difficultés de financement et les associés sont contraints de vendre leurs terrains. Après l’achèvement du Pont Marie et le maçonnage des quais, les gens de robe et les financiers font construire de  beaux hôtels sur les quais. Les plus grands architectes et artistes de l’époque (Le Vau, Le Sueur, Le Brun) s’employèrent à décorer les bâtiments les plus somptueux.

L’île est fréquentée par quelques célébrités Lauzun, le maréchal de Richelieu et dans l’hôtel Lambert, la marquise du Châtelet et Voltaire. A l’époque romantique, l’Hôtel Lauzun accueille Théophile Gautier et Baudelaire. A la même période, le prince polonais Adam Czartoryski s’installe dans l’ Hôtel Lambert qui devient une sorte de colonie polonaise.

Aujourd’hui le monde des arts, des lettres, du spectacle se croise dans ce quartier qui est resté un village insulaire.

FARGUE 4FARGUE 8Cet endroit ne pouvait échapper à la plume de Léon-Paul Fargue qui en authentique piéton de Paris a tracé les quelques lignes de présentation de cet ouvrage qu’il débute par ces mots : « Gros bourg et faubourg, principauté, perle de l’Archipel séquanien, Ile Saint-Louis. Par leurs noirs appuyés et par leur blancs fondus, Lescure et Beaudet traduisent l’esprit même de cette masse suggestive entre le ciel de Marquet et le fleuve de Verlaine. L’eau, la pierre, les arbres lui suffisent, et c’est assez pour que j’entend l’appel de tant de chers fantômes.

J’aime cette île dont Lescure et Beaudet expriment la haute poésie avec des moyens dont on leur saura gré de les avoir voulu si simples, loyal retour d’impressions franches. J’aime cette île d’être une des plus saisissantes images du vieux Paris. Je l’aime d’être vieille en nous proposant un si lumineux exemple de modernisme.. »

FARGUE 9FARGUE 10En quelques mots le décor est campé et les lithographies traduisent bien l’atmosphère si particulière de cette ile, territoire préservé du bruit de la ville.

L’ouvrage contient  vingt vues tirées en deux tons : I.Hôtel Chamizot, II.Hôtel Lambert et Pont Sully, III.Hôtel Lambert, IV.Arcade rue de Bretonvilliers, V.Rue de Bretonvilliers, VI.Hôtel Lambert, VII.Hôtel Lechardon, VIII.Hôtel Perrot, IX.Angle du Quai Bourbon, XI.Quai d’Anjou, XII.Eglise Saint-Louis-en-l’Ile, XIII.La pointe de l’Ile, XIV.Le quai Bourbon vu du Pont Louis-Philippe, XV.Pont Marie, XVI.Rue des Deux-Ponts, XVII.Hôtel Lauzun, XVIII.Rue Saint-Louis-en-l’Ile, XIX.Quai d’Anjou, XX.Le 17 du quai Bourbon, Le « Franc-Pinot », où apparaissent les bâtiments et les lieux les plus emblématiques de l’Ile.

Nous avons sous les yeux  une belle promenade immobile où l’imaginaire contribue à la rêverie face à ces lieux magnifiques.

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FARGUE 1FARGUE 2L’Ile Saint-Louis. Vingt lithographies originales de Robert Lescure et Michel Beaudet. Présentées par Léon-Paul Fargue. Angers, Edition du Masque d’Or, 1946. Un volume in-folio (39 cm x 29 cm).

Un des 50 exemplaires numérotés sur pur fil des papeteries du Marais avec une suite des vingt lithographies tirées en ton sanguine.

Aux vingt lithographies originales s’ajoutent un bandeau et une vignette. Les lithographies des suites ont été numérotées et signées à la main par l’artiste.

En feuilles sous couverture rempliée, emboîtage et étui de l’éditeur.

Bel exemplaire.

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