HUSSON (Paul). Illustrations d’Antoine-Pierre GALLIEN. Atmosphère de Paris.

 

Aujourd’hui, l’ouvrage Atmosphère de Paris, nous plonge dans le tourbillon des années 20 à Montparnasse avec un poète, Paul Husson et un illustrateur Antoine-Pierre Gallien qui captent l’atmosphère du Paris de cette époque.

Commençons par l’auteur d’Atmosphère de Paris. Il est difficile de trouver des éléments sur la brève vie Paul Husson (1883-1927), écrivain et fondateur en 1914 de la revue « Montparnasse ».

Il est plus facile de trouver des traces de l’illustrateur Antoine-Pierre Gallien (1896-1963) qui dès 1919 est le précurseur en France d’un art non figuratif radical, strictement noir et blanc. Excellent graveur, critique d’art, ami de  Kupka, Gleizes et de Del Marle, il est une personnalité du Montparnasse des années 20. En 1913, il commence par travailler comme dessinateur dans un cabinet d’architecte à Grenoble tout en suivant les cours de l’école des arts industriels et de l’école des arts décoratifs de Grenoble. En 1915, il s’engage dans l’Armée et participe aux campagnes de Verdun et Saint Mihiel. Il exécute de nombreux croquis sur la guerre. Après la première guerre, il est reçu à l’Ecole nationale des arts décoratifs à Paris. Il poursuit ses travaux sur l’abstraction et se remet à la xylographie. A partir des années 20 il fréquente l’avant-garde littéraire et artistique de Montparnasse. Il commence à illustrer de nombreux livres et revue. En 1921, il adhère au mouvement Dada. Il se lie d’amitié avec Kupka. Il se passionne pour les sciences occultes. Il commence une activité de critique artistique. Il est co-signataire du Manifeste dada du « Congrès de Paris » aux côtés de Tristan Tzara, Erik Satie, Man Ray, Paul Eluard, Zadkine, Raymond Radiguet, Constantin Brancusi, Jean Arp…A partir de 1923, il peint ses derniers tableaux abstraits puis cesse de participer à des expositions. Ses activités au sein de la franc-maçonnerie l’accaparent de plus en plus. Dès 1924, il se consacre presque exclusivement à la critique d’art. A partir de 1930, il retourne à la peinture figurative. Prisonnier en 1940, il sera libéré et à partir de 1941 devient lieutenant dans les FFI. Il adhère au parti communiste dont il démissionnera en 1946.

En dix-huit courts textes, Paul Husson fixe l’atmosphère d’un lieu parisien et restitue une époque : Vision du soir, Sur le boulevard, La Porte d’Orléans, Montparnasse, Café-concert de l’Avenue du Maine, Montmartre, Horizons, Ménilmontant, Cluny, L’Arbre,  La Cité, Le Port, Gares, Soir, Place de la Nation, Jours du dernier été, Les Ponts, Chambre nue.

Les bois  d’Antoine-Pierre Gallien ponctuent le propos de l’auteur faisant de cet ouvrage un témoignage précieux des courants artistiques du temps.

Notre ouvrage comporte une double dédicace de l’auteur et de l’illustrateur à Elie Richard (1885-1976), journaliste, écrivain et éditeur. Il fonde en 1919, la maison d’édition Images de Paris et publie des inédits de Guillaume Apollinaire et de Mallarmé, il assure les débuts de Joseph Delteil et d’Antonin Artaud, de Pierre Mac Orlan, Jules Supervielle, André Breton et Philippe Soupault. Il est le directeur de la revue Images de Paris, revue libre de littérature (1919-1926). Il est rédacteur en chef de journaux comme Ce Soir et de périodiques. Dans les années 30, il contribue à l’ascension de Paris soir.

 

 

 

 

 

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HUSSON (Paul). Atmosphère de Paris. Paris, Editions de Montparnasse, 1922. Un volume in-8 (25,5 cm x 16,5 cm), 45 pp

Bois d’Antoine-Pierre Gallien (20).

Double envois de l’auteur et de l’illustrateur daté de juillet 1922 à Elie Richard.

Un des 140 exemplaires numérotés H.C

Broché sous couverture illustrée.

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