HERSCHER (Ernest). Souvenirs du Paris d’hier .

 

Dans cette série peu connue de vingt-cinq eaux-fortes réalisées et commentées par Ernest-Marie Herscher, nous découvrons des vues  de la capitale au début du XXe siècle. C’est le Paris, qui après les grands travaux d’Haussmann, poursuit ses aménagements et fait disparaître les vieux vestiges des siècles passés tout en gardant dans les quartiers les plus excentrés, des paysages champêtres.

Printemps à la Glacière .

Du vieux coeur de Paris, le graveur nous conduit aussi vers l’ouest parisien avec le village de Passy et vers le nord-est avec un Montmartre encore à la campagne. 1° Rue Saint Bon, Du milieu de la rue et dans l’axe de la rue Pernelle (1911), 2°. Rue Grenier-sur-l’eau, contre le n°6 (1910),  3°. Hôtel de Sens, de l’angle des rues de l’Ave-Maria et du Fauconnier (1910),  4° La Salpêtrière (Le Marais), à l’extrémité sud du Marais, touchant la rue Jenner (avril 1904),  5°. La Salpêtrière (Petit Jardin), entre la magasin central des hôpitaux et e marché (Avril 1904),  6°. Printemps à la Glacière, à l’angle de la rue de la Fontaine-à-Malard et de la rue des Peupliers (Avril 1900), 7° Rue Mouffetard, en face le n°2, rue Broca (1903), 8°.Hôpital de la Pitié, du côté de la rue Cuvier (1905), 9°. Le Panthéon vu de la rue Laplace, contre

Place Maubert .

le n°10 (1909),  10°. Rue Lagrange, du numéro 3 de la rue (1903), 11°. Place Maubert, contre le n°23 (1908), 12° Ancienne Faculté de Médecine, contre le n°18 de la rue de la Bûcherie (1907),  13°. Rue Saint-Julien-le-Pauvre, Touchant le n°12 (1909),  14°. Angle de la rue du Petit-Pont, au moment de la démolition de l’Annexe de l’Hôtel-Dieu (1909), 15°. Démolition de l’annexe de l’ancien Hôtel-Dieu, de la rue de la Bûcherie, angle de la rue Lagrange (1909),  16°. Rue de la Bûcherie, entre la passerelle de l’Hôtel-Dieu et la rue Lagrange (1905),  17°. L’Eglise Saint Séverin dégagée, vis à vis le n°33 rue Saint-Jacques (1909),  18°. Quai de Passy, n°28 (Avril 1905), 19°. Rue Beethoven, n°9, (1906),  20°. Rue Beethoven, de l’emplacement occupé actuellement par le n°19 du boulevard Ddelessert (1906), 21°. Passage des eaux, du premier palier, menant du quai de Passy (1905),  22°. Vieux Moulin à Montmartre, au-dessus de la rue Lepic dans l’axe de la rue Tholozé (1910),  23°. Rue du Mont-Cenis, à l’angle de la rue Cortot (1910),  24° Le maquis (Montmartre), près de l’entrée nord de la rue Caulaincourt (Mai 1903), 25°. Rues de Seine et de l’Echaudée-Saint-Germain, du n°45 au-dessus du passage du Pont-Neuf (1909).

Rue Beethoven .

Ces eaux-fortes, rappellent le travail d’Auguste Lepère que nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises dans ce blog. Auguste Lepère était néanmoins l’aîné de plus de vingt ans de l’auteur de ces eaux-fortes. Ernest-Marie Herscher avait donc été influencé par le célèbre graveur mais ce personnage a aussi eu une autre carrière.

Ernest Marie Herscher (1870-1939) effectue des études d’architecture à l’Ecole spéciale d’architecture puis à l’école des Beaux-Arts de Paris dont il sort diplômé en 1898. Mobilisé pendant la Grande guerre, il participera à tout le conflit. Il publie un livre de témoignages illustré par ses soins : Quelques images de la guerre (1917). Tour à tour dessinateur, graveur, décorateur et créateur de tapisseries, il est aussi architecte et réalisera entre autre deux immeubles art déco dans le XVIe arrondissement (85-87 rue La Fontaine, et 39 rue Scheffer).

Dans ce blog nous avons déjà présenté plusieurs ouvrages édités par la Société de propagation des livres d’art. Ces publications, réalisées avec le plus grand soin, sollicitent des auteurs et des artistes qui nous proposent des livres de grande qualité. Dans cet ouvrage, outre les commentaires historiques assurés par l’auteur des eaux-fortes, l’introduction de Jules Guiffrey, présente le travail de l’artiste et souligne l ‘intérêt de sa démarche pour la connaissance du vieux Paris.

Le Maquis (Montmartre) .

Jules Guiffrey (1840-1918), archiviste paléographe de formation, effectue une grande partie de sa carrière aux Archives nationales. En 1893, il est nommé administrateur de la manufacture des Gobelins. Pendant toute sa vie, il mène des recherches en histoire de l’art. En 1899, il est élu membre de l’Académie des Beaux-Arts.

En un siècle la configuration de Paris a peu changé. La capitale a simplement perdu son côté villageois et champêtre. L’annexion des villages en 1860 pour agrandir le territoire parisien n’avait pas encore pleinement produit son effet en 1900. Ces eaux-fortes en gardent tout le charme et sont un témoignage précieux de cette époque envolée.

 

 

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HERSCHER (E.). Souvenirs du Paris d’hier. 25 eaux-fortes originales avec notices explicatives. Préface de J.Guiffrey. Membre de l’institut. Paris, Société de propagation des livres d’art, 1912. Un volume in-folio (40 cm x 29 cm), VII (Préface)-25 eaux fortes légendées-4 (Liste des membres de la Société de propagation des livres d’art, Table des planches)

25 eaux-fortes contrecollées sur papier fort et légendées chacune d’un feuillet de texte.

Un des 500 exemplaires numérotés sur papier vergé.

En feuilles sous emboîtage (1/2 chagrin à bandes) sous étui cartonné et gansé (légèrement frotté).

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