DIMIER (L). Le style Louis XIV. L’Hôtel de Lauzun. Notice sur l’état ancien et nouveau de la galerie de l’hôtel de Toulouse. Ch.DUVETTE. H.VOLLE. M.WALTER. Intérieurs parisiens, du Moyen Age à nos jours.

 

Chaque jeudi, nous présentons un ouvrage des éditions Parigramme en association avec des livres anciens. En conséquence, nous suspendons aujourd’hui notre série débutée lundi, Arthur Rimbaud, le hasard et quelques livres, et nous la poursuivrons demain avec l’ouvrage en édition originale d’Alfred Delvau, Au bord de la Bièvre.

interieurs-parisien-57973aea20846Que révèlent les représentations d’une chambre royale de la Renaissance, d’un salon du siècle des lumières, d’un cabinet de travail sous le Second Empire, d’un boudoir Art déco, d’un atelier d’artiste à Montparnasse ou d’une colocation d’aujourd’hui ? Tableaux et photographies témoignent de l’évolution de la distribution de la manière d’habiter et du décor des demeures parisiennes à travers les siècles. Mais cette histoire des intérieurs et aussi celle des frontières mouvantes de l’intimité, entre les pièces de réception et celles relevant de la sphère privée, et des partitions rythmant le ballent de mondes séparés, parents et enfants, maîtres et domestiques, hommes et femmes. Derrière chaque porte commence un voyage sensible.

Charlotte Duvette est doctorante en Histoire de l’Architecture et chargée de TD en Architecture du XIXe à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses recherches s’articulent autour de la question de l’urbanisme et de l’habitat à Paris au XVIIIe et XIXe siècles. Elle a notamment été commissaire-associée de l’exposition  » Napoléon et Paris. Rêves d’une capitale » au musée Carnavalet (2015), et co-dirigé l’édition du catalogue.

Hadrien Volle est journaliste culturel et doctorant en Histoire de l’Art moderne à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses travaux de recherche portent sur la décoration intérieure des salles de spectacles en France aux XVIIIe et XIXe siècles.

Morgan Walter poursuit une thèse sur la reconstruction artistique en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale et a été chargée de TD en Art contemporain de 1960 à nos jours à Paris 1 Panthéon Sorbonne.

Pour les Parisiens, vous pouvez commander ce livre ici.

En écho à cette publication contemporaine, nous vous proposons aujourd’hui la découverte des intérieurs de deux magnifiques hôtels parisiens. L’un illustré de planches photographiques tirées au début du 20e siècle (1912) nous permettant de découvrir l’Hôtel de Lauzun avec ses décors dans une configuration proche de celle connue par Baudelaire quand il fréquentait les lieux, l’autre présentant le beau décor de l’Hôtel de Toulouse qu’occupe aujourd’hui la Banque de France.

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dimier 3L’Hôtel de Lauzun ou Hôtel Pimodan est situé au 17 quai d’Anjou sur l’île Saint-Louis. Construit entre 1657 et 1658 pour le financier Charles Gruyn, acheté et habité en 1682 par le duc de Lauzun qui lui laisse son nom, il passe ensuite de main en main jusqu’au marquis de Lavallée de Pimodan en 1779 qui l’occupe jusqu’à la Révolution.

Baudelaire y habite entre 1843 et 1845 ainsi que Théophile Gautier et le peintre Ferdinand Boissard de Boisdenier, tous membres du club des Haschichins.

Le grand collectionneur, le baron Jérôme Pichon, habite l’hôtel jusqu’en 1898. En 1899, ses héritiers vendent l’hôtel à la Ville de Paris. En 1906, le fils du baron Jérôme Pichon rachète l’hôtel à la Ville de Paris qui en deviendra à nouveau propriétaire en 1928.

Cet hôtel conserve de magnifiques décors XVIIe et se visite encore aujourd’hui.

dimier 4dimier 6Le livre de L.Dimier présente l’Hôtel Lauzun au moment où il est revenu dans la famille Pichon et que de grands travaux de restauration sont entrepris. Il s’agit d’un ouvrage constitué de 33 planches photographiques présentant les pièces et les différents éléments de décoration de l’hôtel.

Si vous observez bien l’une des photos illustrant ce livre et reprise dans ce blog, vous remarquerez en reflet dans une glace, l’appareil photo utilisé pour les prises de vues.

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toulouse 16L’Hôtel de Toulouse, ancien hôtel de La Vrillière est depuis 1811, le siège de la Banque de France.

Construit vers 1640 par François Mansart pour Louis Phélipeaux de la Vrillière, secrétaire d’Etat, l’hôtel abrite une somptueuse galerie de 40 mètres de long ornée de toiles des plus grands maîtres italiens du XVIIe siècle.

En 1713, l’Hôtel est vendu au comte de Toulouse, un des fils naturels de Louis XIV, qui le fait réaménager par Robert de Cotte.

toulouse 4L’Hôtel est confisqué sous la Révolution, il abrite un temps l’Imprimerie Nationale et est finalement racheté par le Banque de France en 1808 qui en fait son siège depuis 1811.

Ce livre est un bref extrait de l’ouvrage intitulé : Description de Paris, de Versailles, de Marly, de Meudon, de Saint-Cloud et de toutes les autres belles maisons et châteaux des environs de Paris par M.Piganiol de la Force (Edition de 1742 en 8 volumes) dans sa première partie et comporte dans sa seconde partie, une notice sur la reconstruction de la galerie de l’Hôtel de toulouse 5Toulouse. Cette partie prolonge l’histoire de l’Hôtel avec ses vicissitudes révolutionnaires jusqu’à l’installation de la Banque de France dans les lieux qu’elle occupe encore de nos jours et qu’elle fit restaurer sous le second Empire.

Il s’agit d’un tirage très limité (le nôtre nominatif au nom de l’Ingénieur-Adjoint de la fabrication des billets à la Banque de France), illustré de trois portraits sur Chine des propriétaires de l’Hôtel (Louis Phelipeaux de La Vrillière, Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, Louis-Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre) trois photos anciennes des décors de l’Hôtel et une reproduction en couleurs du papier peint d’époque révolutionnaire qui tapissait les niches de la Grande Galerie, vidées de ses tableaux dispersés entre différents musées.

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dimier 1dimier 2DIMIER (L.). Le style Louis XIV. L’Hôtel Lauzun. Décorations intérieures, panneaux sculptés et arabesques. Paris, Librairie centrale d’art et d’architecture Ancienne Maison Morel, Ch.Eggimann, succr, 1912. Un volume in-folio (44,5 cm x 33,5 cm).

33 planches  photographiques tirées en héliogravure.

1/2 reliure à coins  (passée et frottée). Dos à cinq nerfs, caissons décorés, filets dorés, tête dorée.

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Toulouse 1toulouse 15Notice sur l’état ancien et nouveau de la galerie de l’hôtel de Toulouse. Notice sur la reconstruction de la galerie de l’hôtel de Toulouse. Paris, Imprimé à la Banque de France, 1876. Un volume in-8 (25 cm x 17 cm), 35 pp.

Trois portraits frontispice Louis Phelypeaux duc de Lavrillière,  Louis-Alexandre de Bourbon comte de Toulouse, Louis de Bourbon, duc de Penthièvre, trois photos anciennes des décors de l’Hôtel et une reproduction en couleurs du papier peint d’époque révolutionnaire.

Tirage limité sur vélin.

Demi maroquin à coins. Dos à cinq nerfs. Titre doré, caissons ornés de filets dorés.

Bel exemplaire.

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