DEVILLIERS. Notice sur un chemin de fer de Paris à Versailles, projeté en 1825.

 

Les chemins de fer commencent à se développer en Europe au début du XIXe siècle. Une ordonnance royale du 26 février 1823 accorde la première concession d’une ligne de chemin de fer en France d’une longueur de 23 km entre Saint Etienne et Andrézieux pour le transport de la houille. La traction des wagons est assurée par des chevaux.

La ligne Paris-Saint-Germain-en-Laye est inaugurée le 24 août 1837. C’est la première ligne conçue pour le transport des voyageurs et exploitée avec des locomotives à vapeur.

A partir des années 1830, la ville de Versailles en liaison avec la municipalité parisienne étudie la création d’une ligne de chemin de fer avec comme perspective d’assurer le développement économique de la région et d’augmenter le nombre de visiteurs au château en cours de restauration.

Deux projets sont sur la table, l’un par la rive droite, l’autre par la rive gauche de la Seine. Ils ont tous les deux une contrainte topographique, le relief de la région et la différence d’altitude entre Paris et Versailles ce qui nécessiterait des rampes importantes. Le projet de l’ingénieur Desfontaines est retenu. Son tracé passe par la rive droite à partir d’un embranchement à Asnières sur la ligne de Paris au Pecq jusqu’à Versailles en passant par Saint Cloud. Ce choix réduit les expropriations, simplifie les problèmes de rampe mais allonge le trajet. Le 29 juin 1836 est votée la loi qui autorise l’établissement de deux chemins de fer de Paris à Versailles. Le 25 août 1837, une ordonnance royale fonde la Société anonyme du chemin de fer de Paris à Saint Cloud et Versailles pour une durée de 99 ans. Emile Pereire en est nommé directeur. En 1853, la société est absorbée par les compagnies des chemins de fer de l’ouest. La ligne est inaugurée le 2 août 1839.

Nous allons nous attarder un peu sur le projet dressé en 1825 par un inspecteur divisionnaire des ponts et chaussées, Monsieur Devilliers sur la construction d’un chemin de fer de Paris à Versailles. Celui-là ne sera pas retenu, il passe par la rive gauche de la Seine. Il rappelle les enjeux de l’installation de ces lignes : « Tous ces avantages, méritent aux chemins de fer d’être considérés comme des établissements d’utilité publique, et doivent assurer la protection du gouvernement. Cette industrie, qui a germé en France comme en Angleterre, mais que nos voisins ont su faire promptement fructifier, doit aussi nous être profitable….Le chemin de fer doit réduire les frais des transports des marchandises, et de moitié ceux des voyageurs. La durée du voyage sera de beaucoup abrégée pour les voyageurs, qui, en outre, seront transportés sans cahots et sans crainte d’accidents par une route agréable. Il n’est pas douteux, que cette nouvelle communication ne soit promptement préférée et presque exclusivement fréquentée ».

Puis il évalue les avantages d’une telle construction, les propriétés foncières de Versailles prendront de la valeur, les coupes des bois de la forêt de Meudon seront vendues à Paris avec un grand avantage, les exploitations de pierres meulières seront considérablement augmentées, le village du bas Meudon deviendra le port naturel de Versailles, la nouvelle ville de Grenelle sera vivifiée, le coteau de Meudon se couvrira de maisons de campagne…

Par la suite, il aborde la réalisation technique de l’ouvrage avec les difficultés topographiques et   les calculs nécessaires pour réaliser l’ouvrage ainsi que les principaux postes de dépenses à engager pour mener à bien l’ensemble du chantier. L’ingénieur poursuit son étude en construisant un budget prévisionnel d’où il ressort que le bénéfice net annuel de l’exploitation de la ligne serait de 218.680 francs. Mais il s’interroge sur le nombre de voyageurs et sur le prix qu’ils pourraient payer en sachant qu’existe toujours le transport par voiture à cheval. Il en arrive à la conclusion « qu’un chemin de fer quelconque de Paris à Versailles dont la dépense s’élèverait à 7 ou 8 millions, serait une mauvaise entreprise pour la compagnie qui s’y livrerait ».

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DEVILLIERS. Notice sur un chemin de fer de Paris à Versailles, projeté en 1825. Paris, Carillian-Goeury, sd. Un volume in-8 (21 cm x 12,5 cm), 20 pp.

Un plan dépliant sur le tracé du projet de Paris à Versailles.

Reliure cartonnée contemporaine, pièce de titre.

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Cartes postales de la gare Saint-Lazare début 20e siècle.

Paris. Gare Saint-Lazare.

Paris. Gare Saint-Lazare et Entrée du Métropolitain.

Paris. Gare Saint-Lazare. Hôtel Terminus.

Paris. La Gare Saint-Lazare, Cour de Rome.

Paris. Cour de Rome.

Inondations de Paris (janvier 1910) A la Gare Saint Lazare.

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