Biographie des dames de la Cour et du Faubourg Saint-Germain.

 

Cette biographie écrite d’une plume alerte, nous présente les dames de la Cour et du Faubourg Saint-Germain. Le Faubourg Saint-Germain bénéficie au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle d’un prestige particulier lié à l’ancienneté et à l’homogénéité de son peuplement aristocratique, refuge d’une sociabilité héritée de l’Ancien Régime.

La carte des salons se superpose parfaitement avec celle de l’implantation de la noblesse de cour. Celle-ci réside majoritairement depuis la fin du XVIIe siècle dans le faubourg Saint-Germain où s’implantent de somptueuses demeures.

Le faubourg Saint-Germain s’urbanise à partir du XVIIe siècle, la construction en 1685-1689 du Pont-Royal assure la communication entre les deux rives, l’installation du roi et de la cour à Versailles permet la construction d’hôtels rues de l’Université, Saint-Dominique et de Grenelle. Pendant la Régence, le quartier se développe et accueille une brillante population dans le « noble faubourg » tandis que le Marais décline. Aristocrates et financiers se font édifier de magnifiques hôtels par les architectes les plus réputés de l’époque. Pendant la Révolution nombre de bâtiments deviennent biens nationaux. Après la période de l’Empire, les hôtels sont convertis en ministères. Des couvents sont lotis. Haussmann épargne le quartier, seul l’aménagement du boulevard Saint-Germain sera réalisé.

Le Faubourg Saint-Germain vu par Henri Monnier (1828).

Avec le raidissement aristocratique de la Restauration et le retour de la cour aux Tuileries, le « Faubourg Saint-Germain » au sens de la constitution d’un groupe social, s’épanouit sous la Restauration pour désigner une population distinguée à la fois par son statut social et sa sociabilité. A des périodes différentes, Balzac tout comme Proust en raconteront l’atmosphère particulière.

Ainsi cet univers apparaît singulier aux auteurs de l’ouvrage :  » Il existe au milieu de la nation Parisienne une nation qui lui est totalement étrangère, si ce n’est toujours par ses dehors et par ses vêtemens, du moins par ses moeurs, ses habitudes, son langage et ses croyances… »

Ce monde particulier issu de l’Ancien Régime a survécu à l’Empire et s’épanouit à nouveau sous la Restauration. Les auteurs (Eugène-François Garay de Monglave et Eugène-Constant Piton) le décrivent au travers de courtes biographies de cent six femmes.  » Nous nous sommes contenté de prendre, les figures féminine les plus en évidence et les plus fortement caractérisées… » Ces portraits parfois peu flatteurs, il est vrai que les auteurs se cachent sous le vocable d’un valet de chambre congédié,  ressuscitent les personnalités les plus remarquables de cet univers. Par ordre alphabétique nous découvrons toute la haute société du Faubourg Saint-Germain et ses petits secrets, de la Vicomtesse d’Agoult à la comtesse de Villèle.

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Biographie des dames de la Cour et du Faubourg Saint-Germain par un valet de chambre congédié. Paris, chez les marchands de nouveautés, 1826. Un volume in-24 (11 cm x 7 cm), 160 pp.

Cet ouvrage anonyme est attribué à Eugène-François Garay de Monglave et Eugène-Constant Piton.

Broché sous sa couverture bleutée d’origine. Déchirure sur une page (p.11) sans manque.

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