BANVILLE (Théodore de). Esquisses parisiennes. Les Camées parisiens. Paris et le nouveau Louvre. Ode.

 

Après quelques jours passés en compagnie d’Alfred Delvau, nous poursuivons nos découvertes avec Théodore de Banville. Rimbaud lui écrit à 16 ans pour être publié dans le Parnasse contemporain mais ses poèmes ne furent pas retenus. Théodore de Banville l’héberge en novembre 1871 mais le jeune poète critique sa poétique. La cohabitation semble difficile. Le génie rend parfois insupportable !

1312400-Théodore_de_BanvilleThéodore de Banville (1823-1891) publie à dix-neuf ans son premier recueil de poèmes, les Cariatides, il est encouragé par Victor Hugo et Théophile Gautier. Entre 1843 et 1891, il publie une vingtaine d’œuvres de poésie dont le Petit Traité de poésie française (1872) où il rompt avec le courant symboliste. Il devient l’adversaire de la poésie réaliste et de la dérive pleurnicharde du romantisme. Parallèlement à son activité de poète, Il est aussi critique dramatique et chroniqueur littéraire dans le Pouvoir et le National. C’est aussi un dramaturge dont la comédie historique la plus célèbre, Gringoire (1866), est dédiée à Victor Hugo. Il rédige ses souvenirs dans Mes Souvenirs (Charpentier, 1882) et l’Ame de Paris. Nouveaux Souvenirs (Charpentier, 1890).

Théodore de Banville est un auteur influent du monde des lettres de son époque. Il est imité par toute une génération de poètes de la 2e moitié du XIXe siècle. Au cœur de la République des lettres, il croque ses contemporains.

banville 24Dans Esquisses parisiennes –scènes de vie- ce sont successivement les portraits de femmes : Les parisiennes de Paris croquis de femmes et de comédiennes comme : I. La Femme-Ange -Elodie de Luxeuil-, II.La bonne des grandes occasions : -Thérèse-, III.L’ingénue de théâtre-Emérance-, IV.La maîtresse qui n’a pas d’âge-Henriette de Lysle, V.Le cœur de marbre-Valentine-, VI.La dame aux peignoirs-Berthe-, VII. Galatée idiote-Irma Caron-, VIII. La femme de treize ans-Emeline-, IX. La jeune fille honnête-Claire-, X.L’actrice en ménage-Lucie Chardin-, XI.La vieille funambule-Hébé Caristi-, XII. La divine courtisane-Céline Zorès .

A la suite de ces portraits, se trouvent quelques nouvelles : Les Noces de Médéric, Un valet comme on n’en voit pas, La vie et la mort de Minette, Sylvanie, Le festin des titans, L’illustre théâtre. Ces nouvelles se déroulent principalement dans l’environnement du théâtre, Banville était aussi dramaturge.

banville 25Notre exemplaire est sur vergé de Hollande. Il fait partie selon les bibliographes, d’un tirage de tête non numéroté qui comporte ces quelques exemplaires sur vergé et aussi 2 exemplaires sur Chine.

La rareté de cet exemplaire, qui devait être réservé aux proches de l’auteur ou à quelques amateurs de curiosité bibliophilique, explique sans doute le recours à un relieur réputé  pour sa reliure.

Dans l’ouvrage se trouve l’étiquette du relieur Gayler-Hirou, spécialiste des décors encrés sur vélin. Il était aussi le relieur favori de Jules Barbey d’Aurevilly.

banville 10banville 22Poursuivons, la découverte des portraits de contemporains rédigés par un observateur averti du milieu artistique parisien avec Les Camées parisiens et ses deux séries de 1866 où Banville trace de banville 23courts portraits d’artistes, de personnages ou d’œuvres d’art. Successivement nous découvrons la première douzaine de portraits avec : Ernest Renan, Madeleine Brohan, Alphonse Daudet, Madame Thierret, Henri Delaage, La Vénus de Milo, Polichinelle, Madame Porcher, Guizot, Rigolboche, Bache, Déjazet ; puis la seconde avec : Espinosa, George Aline travesti, Auber, Amédine Luther, Canuche, La Joconde, Adolphe Gaiffe, Madame Manoel de Grandfort, Nadar, Alphonsine, Michelet, Léonide Leblanc ; puis la troisième : Eugène Delacroix, Georgette Olivier, Auriol, George Sand, Gavarni, madame Mathilde Stev…, Charles Fechter, Carolina Laponne, Pierrot, Rosa Bonheur, Jules de Prémaray, Mimi ; puis la quatrième avec : Monseigneur Dupanloup, Madame Victor Hugo, Arsène Houssaye, Madame la comtesse d’Agout, Coquelin, Madame Saqui, Rossini, Alice la provençale, Ingres, Anaïs Fargueil, Alfred de Vigny, Marie Garcia.

Dans cette première série, nous avons un frontispice gravé par Ulm avec le portrait de Banville au centre entouré de quelques médaillons de célébrités.

vhugodeboutDans la deuxième série des Camées parisiens nous découvrons dans la première douzaine : Victor Hugo, la reine Marie-Amélie, Thiers, La Polymnie, Gustave Doré, Fanfan Benoiton, Edmond About, Adelina Patti, Sainte-Beuve, Rachel, Liszt, La princesse Mathilde ; puis dans la deuxième douzaine : Henri Heine, Mademoiselle George, Emile de Girardin, Theresa, Victorien cle-19-balzac1Sardou, La femme à barbe, Catulle Mendès, La source d’Ingres, Michel Lévy, Alice Théric, Honoré Daumier, Marie Duplessis ; puis dans la troisième douzaine : H.de Balzac, Marie Dorval, Nestor Roqueplan, Madame de Metternich, Corot, Mademoiselle Delaporte, Jules Janin, Madame Louise Colet, Alexandre Dumas, Mademoiselle Duverger, Théophile Gautier, L’Académie ; puis dans la quatrième douzaine : Alfred de Musset, Maria Favart, Louis Jourdan, Cora Pearl, Philippe Ricord, Eugénie Fiocre, Delaunay, Marceline Desbordes-Valmore, Francisque Sarcey, La jeune Elisa, Auguste Préault, Pauline Viardot.

Terminons par une oeuvre de circonstance comme savait aussi le rédiger le poète.  Paris et le Nouveau Louvre, Ode.

Soucieux de légitimer son pouvoir politique et d’accroître son prestige Napoléon III accomplit le dessein d’Henri IV, celui de relier le Louvre au palais des Tuileries. Les bâtiments sont construits par Hector-Martin Lefuel sur les plans de Louis Visconti. Ils sont inaugurés en 1857 et Théodore de Banville célèbre à sa façon la nouvelle construction.

banville 30ode 30«  Achevé, tout brillant de jeunesse et de gloire,

Regardant l’univers ainsi que la cité,

Notre Louvre est debout, grand comme notre histoire,

Colosse harmonieux dans son immensité ! (…)

Enceinte où dans les flots cent flèches se reflètent,

Et qui rouvrent le temple, où fut un panthéon,

Où le bronze et la pierre aux longues nuits répètent,

Les noms de Charlemagne et de Napoléon ;

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banville 14banville 16BANVILLE (Théodore de). Esquisses parisiennes. Scènes de la vie. Paris, Poulet-Malassis et De Broise, 1859. Un volume in-12 (19,5 cm x 12,5 cm), 402 pp.

Un des quelques exemplaires imprimés sur vergé de Hollande non justifié.

Pleine reliure vélin (Gayler-Hirou). Dos décoré. Dos usé.

Frais d’expédition offerts. Pour acheter c’est ici.

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banville 40banville 41BANVILLE (Théodore de). Les camées parisiens. Les camées parisiens . Deuxième série. Paris, Pincebourde, 1866. Un volume petit in-12 (17,5 cm x 11 cm), 117 et  120 pp.

Un frontispice avec portrait à l’eau-forte de Ulm.

Reliure éditeur. Dos et plats décorés de filets dorés.

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banville 26banville 31BANVILLE (Théodore de). Paris et le Nouveau Louvre. Ode. Paris, Poulet-Malassis, 1857. Une plaquette in-12 (18 cm x 11,5 cm), 29 pp.

Exemplaire sur vergé.

Broché.

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