Abert t’SERSTEVENS. Illustrations de François PROCHASKA. Intimité de l’île Saint-Louis.

 

D’une plume incisive Albert t’Serstevens raconte la longue histoire de l’Ile Saint-Louis. Des temps anciens où l’île était inhabitée jusqu’à son aménagement au début du XVIIe siècle qui verra la construction des quais et l’édification des beaux hôtels au bord de larges rues rectilignes. Après la Révolution, l’île connaitra de nouveaux bouleversements et une nouvelle population aménagera dans les hôtels qui seront progressivement lotis pour d’autres habitants. Longtemps isolée de Paris, l’île qui accueille de nombreux artistes et écrivains, vivra dans une sorte d’autarcie. Puis viendra le temps de la curiosité des parisiens plus fortunés et des touristes qui lentement changeront l’environnement et les habitudes des îliens qui progressivement et notamment sous la pression immobilière, quitteront les lieux qu’ils ne reconnaissent plus.

Habitant depuis 1913, 19 quai Bourbon, Albert t’Serstevens laisse en fin d’ouvrage, échapper son amertume : « La pauvre île connaîtra bientôt le triste sort de Vence, de Saint-Tropez, des Baux-de-Provence, d’Anacapri et de Cuernavaca : un coin d’élection dénaturé par l’invasion des étrangers, des snobs et du panurgisme esthétique ; un marché de curios, de cartes postales et d’antiquités de pacotille ; un relais gastronomique pour les bourgeois du samedi soir ; une annexe de Saint-Julien-le-Pauvre et de ses caveaux historiques… »

Albert t’Serstevens (1885-1974) s’installe en France en 1910 où il sera successivement employé de librairie, puis secrétaire d’un banquier avant de publier en 1911 son premier ouvrage, Poèmes en prose. En 1913, il rencontre Blaise Cendrars dans l’atelier du peintre Robert Delaunay scellant ainsi une longue amitié. En 1919, il fait paraître son premier roman : Les Sept parmi les hommes. Par la suite, sa production littéraire suivra le rythme de ses nombreux voyages.

Je n’ai trouvé aucune trace de l’illustrateur de l’ouvrage François Prochaska, peut-être était-il aussi un habitant de l’île Saint-Louis, foyer de la diaspora polonaise ?

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La librairie Sur le fil de Paris a eu l’excellente idée de rééditer cet ouvrage devenu rare aujourd’hui. Dans un tirage limité, l’édition reprend le texte original ainsi que les illustrations auquel sont ajoutées de précieuses notes éclairant certaines références.

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t’SERSTEVENS (Albert). Intimité de l’île Saint-Louis. Paris, 1954. Un volume (26,5 cm x 21,5 cm), 60 pp.

Bois originaux de François Prochaska.

Un tirage à part d’une gravure sur papier japon signée de l’illustrateur (p.57).

Un des cent quatre-vingts exemplaires numérotés sur vélin d’Arches.

En feuilles sous couverture illustrée, emboîtage (charnières légèrement usées), étui.

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t’SERSTEVENS (Albert). Intimité de l’île Saint-Louis. Paris, Librairie Sur le fil de Paris, 2022. Un volume (20 cm x 13 cm), 39 pp.

Tirage : 99 exemplaires vert-île numérotés de 1 à 99, plus 15 exemplaires bleu-rives numérotés de I à XV.

Tirage exemplaire vert-île numéroté : 15 euros

En vente à la Librairie Sur le fil de Paris, 2  rue de l’Ave Maria 75004 Paris.

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