Nous poursuivons aujourd’hui notre série de présentation d’ouvrages, initiée dans notre blog du 14 novembre, Arthur Rimbaud, le hasard et quelques livres. La Bièvre entre dans Paris par la Poterne des Peupliers et se jette au niveau du pont d’Austerlitz. Elle serpente à travers les 13e et 5e arrondissements de Paris. Jusqu’au début du 20e siècle la rivière alimente de nombreuses activités de tannerie, blanchisserie, teinturerie et bien entendu la manufacture des Gobelins. Progressivement transformée en cloaque par les nombreuses activités qui utilisent son eau, la rivière est désormais totalement couverte sur son territoire parisien et se perd dans les égouts de Paris. Fils d’un maître tanneur du faubourg […]
Aujourd’hui nous retrouvons Louis Morin que nous avons déjà présenté ici Les dimanches parisiens : et ici : Les cousettes, dans une amusante revue consacrée aux réjouissances de la Belle Epoque. Il présente ainsi son propos : » Cette revue ne sera ni pessimiste, ni réaliste, ni grave, comme la plupart de ses consoeurs. L’art n’est-il pas un jeu, le jeu des bons esprits, qu’il faut ranger au nombre des choses pas bien sérieuses dont parle Renan ? La fantaisiste revue des Quat-Saisons tâchera d’y jouer légèrement, pour le passe-temps des gens décidés d’y jouer légèrement, pour le passe-temps des gens décidés à lutter contre le spleen qui nous […]
Nous avons déjà évoqué le sulfureux poète devenu académicien Jean Richepin dans un de ses ouvrages sur le Paris qui lui était cher, voir ici. Dès les années 1860, le naturalisme émergeait en littérature, il allait connaître sa consécration avec la publication de l’Assommoir de Zola en 1877. Jean Richepin chantait une nouvelle bohême moins douce que celle des romantiques et s’inscrivait dans ce courant. Avec sa Chanson des gueux, publié en 1876 (Librairie illustrée), il touche du premier coup le grand public. Quelques scènes trop vives émeuvent et peu après sa publication le volume est interdit car selon les censeurs de l’époque, il contenait des outrages à la […]