Lieutenant-colonel Victor-Auguste Robin (1847-1907), campagne du Tonkin (1885-1887), albums de caricatures.

 

Dans la page précédente de notre blog : Lieutenant-colonel Victor-Auguste Robin (1847-1907), un officier supérieur artiste, nous avons retracé son parcours militaire. Nous présentons dans cette 2ème page, ses caricatures croquées pendant son affectation au Tonkin de 1885 à 1887.

La vie de garnison dans ces contrées lointaines au milieu d’une population inconnue devait parfois sembler monotone mais à l’époque le capitaine Robin savait avec son crayon et ses couleurs, restituer les situations cocasses auxquelles l’officier devait faire face dans un univers où les codes sociaux différaient profondément de son comportement d’Européen.

Les albums contiennent 111 caricatures.en couleurs. Ils sont assortis d’un cahier comportant  les légendes manuscrites des dessins. Nous vous en dévoilons quelques-unes.

 » Une idée de la puissance annamite, les parasols, les porte sabres, le porte cachet mais le plus malin de tous ces porteurs est certainement le porte pipe qui s’est adroitement cramponné à la croupière…. »

 » Le factionnaire a crié  » Aux armes, aux armes » mais le poste n’a pas l’air de s’émouvoir beaucoup. Les réflexions qu’ils font tout haut en annamite doivent être très drôles à en juger par les rires qu’elles provoquent. Mais elles sont faites en annamites et ni vous ni moi ne les connaîtront jamais »

 » Le Maire de Phu Mia distant de Sontay de 4km rapplique au rapport du résident. Il a battu le rappel du ban et de l’arrière ban de ses serviteurs. Ils sont 3, l’honneur est sauf. Le parasol de l’autorité est figuré par un vulgaire rifflard. Nous avons toujours pensé que les 4 poils de barbe qui ornent son menton avaient dû décider du choix de ses concitoyens »

 » Dis un mot. Pour toi, j’abandonne la gamelle du poste de la concession. Morale : La passion fait oublier le plus sacré des devoirs »

Pour élaborer ses caricatures, le capitaine Robin a couvert de croquis de multiples feuilles volantes récupérées au sein de l’administration de son régiment.

Il ne disposait probablement pas sur place d’un matériel complet lui permettant de finaliser ces scènes de genre pittoresques, témoignages de son passage en ces contrées si lointaines

Ses dessins hâtivement saisis sur le vif et probablement à la dérobée pour certains, lui serviront plus tard à constituer ces étonnants albums, souvenir de sa  campagne au Tonkin.

Dans la page suivante de notre blog, nous présenterons des photographies d’Egypte, d’Afrique et du Tonkin rapportées de ses expéditions lointaines par le lieutenant-colonel Robin.

 

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