TUFFET (Salvador). Illustrations de CHAMPIN. Paris-Orléans ou parcours pittoresque du chemin de fer de Paris à Orléans.

 

Aujourd’hui nous prenons le train et empruntons la ligne Paris-Orléans avec un ouvrage illustré par Champin qui retrace l’histoire des populations riveraines du chemin de fer de Paris à Orléans, et la reproduction de leurs paysages les plus pittoresques.

Edité par souscription (la liste des souscripteurs se trouve en fin de volume) et paru en livraisons, ce livre contient les vues (en deux teintes) de sites, de monument, de localités ou de propriétés particulières situés sur le trajet du chemin de fer de Paris à Orléans. Le texte de chaque livraison (4 pages), donne un précis historique ou d’économie industrielle. L’ensemble de la collection contenu dans notre ouvrage, permet d’embrasser d’un seul coup d’oeil, l’histoire pittoresque et monumentale des points principaux que traverse le chemin de fer de Paris à Orléans.

Formation du train des marchandises à la gare de Paris

La construction de la voie de chemin de fer de Paris à Orléans allait apporter un nouveau développement à la région et faire progressivement disparaître le transport fluvial et la marine de Loire. La vie économique de la région allait en être bouleversée.

C’est le 7 juillet 1838 que la ligne de Paris à Orléans est déclarée d’utilité publique. Le 11 août 1838 se constitue la Compagnie de chemin de fer de Paris à Orléans qui connaît rapidement des difficulté financière l’obligeant à interrompre les travaux. L’Etat apporte sa garantie financière et la ligne ouvre son activité complète en mai 1843. Le parcours s’effectue à l’époque en trois heures. Vous trouverez la genèse de ces travaux dans une page précédente du blog : Mémoire sur le projet d’un chemin de fer de Paris à Orléans .

Embarcadère de Paris

La ligne de chemin de fer Paris-Orléans a été inaugurée le 2 mai 1843.

Les personnes qui participaient à cet événement arrivaient à l’embarcadère du Jardin des Plantes. Les ducs de Nemours et de Montpensier, entourés d’officiers généraux, de ministres et de membres de leurs cabinets étaient accueillis par le Conseil d’Administration de la Compagnie, présidé par M.Bartholony.

 

Orléans. Aspect du débarcadère et des ateliers

Quatre convois allaient transporter les personnalités jusqu’à Orléans. Toutes les localités traversées avaient préparé le passage des trains. Les gardes nationales et la gendarmerie faisaient un service d’honneur, les populations rurales occupaient les avenues et les routes, elles garnissaient les coteaux et les points culminants. Tous les convois partis le matin de Paris se trouvèrent réunis à Orléans à midi où la gare à peine achevée accueillait une foule nombreuse. Après une réception et un banquet offert par la Compagnie, les princes et leurs suites remontèrent dans le train à cinq heures pour regagner Paris.

Arrivée d’un convoi de marchandise

Avec cet ouvrage, nous découvrons le trajet au long des villes et de la campagne entre Paris et Orléans : Juvisy les belles fontaines, Débarcadère d’Orléans, Choisy-le-roi (1ère Station de Paris à Corbeil à 12 kil. de Paris, Ivry-sur-Seine (à 6 kilomètres sud-est de Paris), Vitry-sur-Seine à 8 kilomètres de Paris, Savigny à 22 kilomètres de Paris, Ris-Orangis Sixième station de Paris à Corbeil, Evry-sur-Seine septième station de Paris à Corbeil, Viaduc sur l’Yvette à 23 kilomètre de Paris, Etampes à 56 kilomètres de Paris, Le Parc et le château de Mesnil-Voisin, Saint-Michel-sur Orge troisième station de Paris à Orléans,

Etampes. Vue prise en arrivant de Paris

Le château de Chamarande à 45 kilomètres de Paris, Méreville à 70 kilomètres de Paris, Formation du train des messageries, Corbeil à 30 kilomètres de Paris, Villeneuve-Saint-Georges et Ablon, Halte du train des messageries à Etampes, Bretigny à 30 kilomètres de Paris, Corbeil (le nouveau Corbeil), Athis-Mons à 16 kilomètres de Paris, La Briqueterie près Evry, Chatillon Viry-Chatillon, Epinay le château de Vaucluse, Angerville, Etrechy à 49 kilomètres de Paris, Morigny, Château de Gille-Voisin, Orléans 122 kilomètres de Paris, Développement du chemin de fer devant Lardy à 39 kilomètres de Paris,

Gare d’Orléans

Gare d’Orléans, Vue générale de la grande rampe à la sortie d’Etampes, Chevilly à 107 kilomètres de Paris, Cercottes à 113 kilomètres de Paris, La tour Guinette à Etampes, Bifurcation du chemin de fer à Juvisy, Toury à 88 kilomètres de Paris, Episode des daims entre Choisy et Villeneuve-le-roi, Embarcadère de Paris, Inondation de la plaine d’Ivry en 1844, Arrivée d’un convoi de marchandises, Paris au XVème siècle, Paris contemporain de l’établissement des chemins de fer, Le pont d’Olivet sur le Loiret, Viaduc sur l’Yvette, Maison de Diane de Poitiers et maison d’Agnès Sorel à Orléans, Orléans des bords de la Loire à Saint-Jean-de-Braye, Brétigny et Marolles-en-Hurepoix, Le château de Lormois près Saint-Michel-sur-Orge.

Le développement du chemin de fer dans tout le pays allait progressivement réorganiser l’activité économique sur l’ensemble du territoire.

 

Vue à vol d’oiseau du parcours du chemin de fer de Paris à Orléans

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TUFFET (Salvador). Paris-Orléans ou parcours pittoresque du chemin de fer de Paris à Orléans. Publié sous les auspices de M.F.Bartholony, Président du conseil d’administration du chemin de fer de Paris à Orléans. Paysages, sites, monuments, aspects de localités choisis parmi ce qu’il y a de plus remarquable sur tout le trajet par Champin. Texte par Salvador Tuffet. Paris, chez l’auteur, Orléans, chez Alph.Gatineau, 1845. Un volume grand in-4 (34,5 cm x 27,5 cm), 2 (prospectus-spécimen)-52 pp

52 planches lithographiées hors texte en deux tons et vignettes in-texte. Un plan dépliant (Vue à vol d’oiseau du Parcours du chemin de fer de Paris à Orléans).

1/2 chagrin violine. Dos lisse orné de filets et d’arabesques dorés (reliure romantique de l’époque). Quelques frottements. Coins un peu usés.

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