TALLEMANT DES REAUX (Gédéon). Illustrations de Sylvain SAUVAGE. Les belles dames de Paris. Historiettes.

 

Gédéon Tallemant des Réaux d’après Sylvain Sauvage.

Gédéon Tallemant des Réaux (1619-1692) appartient à une riche famille de banquiers huguenots de La Rochelle ce que souligne son original prénom biblique. Jeune, il voyage en Italie avec son frère et l’abbé de Retz. De retour à Paris, il obtient ses diplômes en droit civil et exerce la charge de conseiller au Parlement qu’il délaisse rapidement pour se consacrer à l’écriture. A la fin de sa vie, il abjure sa confession protestante.

Il fréquente assidûment l’hôtel de Rambouillet, repère de la société de son époque,  ce qui lui permet de dresser des portraits d’écrivains notamment Voiture, Guez de Balzac, Scarron, Malherbe, La Fontaine, Pascal, Corneille, Madeleine de Scudéry, Madame de Sévigné, Racan….de courtisanes telles Marion Delorme, Ninon de Lenclos, Angélique Paulet. Il s’intéresse aussi aux personnalités politiques et aux célébrités de son temps.

Ces écrits rassemblés dans les Historiettes, constitués d’anecdotes et d’observations féroce sur les moeurs du règne de Louis XIII et du début du règne de Louis XIV, décrivent la brillante société parisienne du XVIIe siècle. Cette oeuvre  sulfureuse sera publiée pour la première fois en 1834

Aujourd’hui nous vous proposons une édition (1924) particulièrement soignée avec les dessins de Sylvain Sauvage (1888-1948), qui a été directeur de l’Ecole Estienne et a illustré sur la période 1922-1936, de nombreux ouvrages  aujourd’hui recherchés.

Notre édition (1924) est précédé d’une introduction rédigée par Gérard Bauër qui présente tour à tour Tallemant des Réaux, sa famille, son entourage et les hôtes de l’Hôtel de Rambouillet où se pressait toute la bonne société de l’époque. « On dut lui répéter souvent comme on le fait aux gens qui rapportent des anecdotes et campent des personnages, c’est charmant ! c’est exquis ! Ah ! Il faudrait écrire ces choses-là. Au dix-septième siècle, on pouvait s’autoriser à les écrire. Il y avait de la liberté de ton dans les salons comme il y en avait dans les moeurs; et point de vulgarité d’âme ce qui permettait la largeur d’esprit. On y disait la vérité dans une atmosphère complaisante et amusée. On se passait, dans les ruelles, de petits papiers où des portraits et des pensées étaient inscrits par des gens spirituels; et c’est ainsi que devait se composer un livre de Maximes qui fut une oeuvre de génie »

Madame de Sablé

Tallemant des Réaux notait donc sans relâche les propos tenus à l’Hôtel de Rambouillet pour en faire la matière de mémoires qu’il n’écrira pas. Il sera un parfait observateur, expressif et précis, préoccupé d’exactitude sans arrière pensée de moralistes ou de littérateur.

Marion de l’Orme

Notre ouvrage évoque les belles dames de Paris et nous avons sous les yeux les portraits « bruts » des belles femmes de l’époque, celles qui faisaient l’ornement des salons et menaient bien des conversations. Gédéon Tallemant des Réaux en figeait le souvenir dans ses écrits qui pendant près de deux siècles furent oubliés avant de connaître leur première édition en 1834.

Ninon de l’Enclos

Ainsi nous découvrons les femmes célèbres de l’époque, quelques unes dont les noms évoquent encore les fastes du temps, d’autres disparus des mémoires et que l’on a plaisir à découvrir :

Madame de Miramion

Madame de Reniez et Madame de Gironde, Madame de Sablé, Marion de l’Orme, Madame de Thémines, Madame de Liancourt, La Comtesse de Vertus, Madame de Montbazon, Madame de Montandre, Madame de Champré et les Dames de Noyon, Madame de Cavoye, Madame de la Grille, Madame de Courcelles-Margnenat, Madame de Gondran, Ninon de Lenclos, Madame de Castelmoron, Madame de Vervins, Liance, Madame de Miramion.

Outre le charme de la lecture dans cette langue souple et élégante du XVIIe siècle, notre ouvrage présente un réel intérêt bibliophilique. Habillé d’une sobre reliure en plein maroquin de Kiefer, notre ouvrage (un des dix exemplaires sur vergé de Hollande Van Gelder), est enrichi des brouillons manuscrits de la préface de Gérard Bauër et des tirages à part sur Chine de toutes les illustrations de Sylvain Sauvage.

 

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TALLEMANT DES REAUX (Gédéon). Les belles dames de Paris. Historiettes de Tallemant des Réaux avec une préface de Gérard Bauër et des illustrations de Sylvain Sauvage. Paris, Le Livre, 1924. Un volume petit in-8 (19 cm x 13,5 cm), 149 pages.

Notre exemplaire truffé, contient le brouillon de la préface manuscrite corrigée rédigée par Gérard Bauër (8 feuillets) et dix-huit tirés à part sur chine des illustrations de Sylvain Sauvage ainsi que le frontispice (19 dessins des en-têtes et du frontispice).

Un des dix exemplaires sur vergé de Hollande van Gelder (n°1)

Plein maroquin décoré signé René Kieffer. Encadrement d’un pointillé doré avec un décor doré dans la partie supérieure des plats. Roulettes intérieures, tête dorée. Dos à quatre nerfs. Couvertures conservées. Etui gansé.

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