BAUER (Gérard). Illustrations de Kees VAN DONGEN. La Parisienne.

 

5559651-8293643Gérard Bauër (1888-1967), journaliste, romancier, auteur de chroniques littéraires et dramatiques publiées dans divers journaux dont l’Echo de Paris puis le Figaro. Sous le pseudonyme de Guermantes à partir de 1935, ses analyses littéraires rencontrent un vif succès. Il dirige de 1934 à 1940, les Annales politiques et littéraires. Evoluant dans la brillante société parisienne de l’entre-deux-guerre, il en était devenu le romancier. Il obtient d’ailleurs en 1959, le Grand prix littéraire de Paris pour son roman Rendez-vous avec Paris, voir ici : http://www.paris-libris.com/librairie/result?&title=rendez-vous+avec+paris&fdate=1959. Depuis 1919, il a publié, Sous les mers, recensement de l’amour, Eloge du désordre, les métamorphose du romantisme, la Parisienne, Dix rendez-vous avec Paris, voir ici : http://www.paris-libris.com/librairie/result?&title=Dix+rendez-vous+avec+Paris, Instants et visages de Paris, L’Europe sentimentale. En 1948, il devient membre de l’académie Goncourt.

T6pbkltg22jdqpBnacB7-lBoC6g@300x428Singulier chemin que celui de Kees van Dongen. Anarchiste dans sa jeunesse, il illustre avec Jan Krudler l’édition hollandaise de l’ouvrage de Pierre Kropotkine intitulé l’Anarchie, embarqué dans une visite aventureuse de l’univers nazi organisé par Arno Becker en 1941, chéri de la haute société dont il magnifiait les femmes mais avant tout peintre de talent, indépendamment des sinuosités de ses aventures politiques.

Kees Van Dongen (Cornelis Théodorus Marie van Dongen, 1877-1968). En 1892, il entre à l’Ecole des Arts décoratifs de Rotterdam. Il s’installe à Paris en 1897 et mène une existence misérable à Montmartre. Il se lie avec Toulouse-Lautrec et réalise des dessins pour l’Assiette au Beurre. Il commence à exposer en 1904 au Salon des Indépendants et chez Ambroise Vollard. Il rencontre Maurice de Vlaminck et Henri Matisse. Les couleurs vives de leurs oeuvres seront à l’origine du nom de ce goupe de peintres : les Fauves. En 1905, il expose au Salon d’automne. En 1918, Paul Guillaume organise une exposition, annoncée par Guillaume Apollinaire, de vingt-cinq tableaux récents de l’artiste. Après la Première Guerre mondiale, Kees Van Dongen devient un portraitiste mondain de la société parisienne des année 1920-1930.

par 3par 4L’association de ces deux mondains produit un charmant ouvrage à la gloire des Parisiennes. Dans cette collection intitulée  » Elles », les auteurs évoquent les femmes des différents pays : L’Américaine par Francis de Croisset, L’Anglaise par André Maurois, La Femme des Iles par Jean Dorsenne, La Levantine par Pierre Benoît, La Polonaise par Georges Oudard, la Russe par Georges Imann, La Suissesse par Edmond Jaloux et bien sûr notre ouvrage la Parisienne par Gérard Bauër.

 » La Parisienne ! Grande prétention de vouloir fixer en un essai les caractères, fussent-ils momentanés, d’une race vers laquelle sont les tournés les regards du monde  » Un chapitre débute par cette phrase qui fait aujourd’hui sourire mais qui reflète toute l’atmosphère de cette époque.

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bauer 2BAUER (Gérard). La Parisienne. Paris, La Nouvelle Société d’Edition, 1929. Un volume bauer 10in-8 (19 cm x 15 cm), 82 pp.

Deuxième volume de la collection  » Elles »

Couverture illustrée de Michel de Lafargue. Une lithographie originale en couleurs de K.Van Dongen.

par 2Du tirage réservé à l’auteur, un des 20 exemplaires lettrés sur papier Madagascar. L’exemplaire est nominatif et porte le nom de la femme de Gérard Bauër (Héléna Van Der Zée).

Exemplaire non coupé.

Broché.

Bel exemplaire.

Réservé.

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