ASTIER DE VILLATTE. Ma Vie à Paris. Ma vie aux Puces.

 

astier 2Il existe des centaines de guides de bonnes adresses parisiennes mais celui que nous allons évoquer est unique.

La première édition de ce guide paraît début 2016 et pour une raison qui m’échappe, je n’avais pas croisé cet ouvrage. Je me rattrape aujourd’hui avec la seconde édition. J’espère qu’elle fera le bonheur de nombreux lecteurs. Car feuilleter ce livre, noter ses adresses et déambuler dans les rues l’ouvrage en main, procurent un réel plaisir.

astier 4Mais avant de partir en balade, considérons l’objet. Broché sous couvertures épaisses, doré sur tranches, imprimé avec une belle encre noire, l’ouvrage a été composé au plomb en Garamond sur linotype et tiré sur les presses typographiques de l’imprimerie S.A.I.G. à l’Hays-les-Roses. Les photos sépia donnent une atmosphère particuliere à l’ouvrage. Autant dire un ovni dans l’édition parisienne contemporaine qui depuis longtemps a renoncé à l’impression traditionnelle et au tirage photo étudié.

astier 3Dans ce guide, les créateurs des délicates céramique en terre brune recouvertes d’émail blanc (Astier de Villatte) livrent leurs adresses personnelles de lieux parisiens parfois désuets, insolites ou populaires à contre courant de l’air du temps mais qui ont l’odeur de la patine du vécu et un charme indéfinissable.

astier 5De Acupuncteur, antiquité…à vins, volière, yoga, les auteurs nous embarquent dans un voyage parisien à la découverte de multiples activités dont parfois l’existence était insoupçonnée. Par exemple, un marchand de bois et charbon, 9 rue du Puits l’Ermite, un fabricant de coussins en plumes, 8 Cité de l’ameublement, un marchand d’espadrilles, 23 rue du Temple, un hôpital pour oiseaux, 68 rue Gabriel Péri à Châtillon, un marchand de météorites, 92 rue Saint-Louis-en-l’Ile et bien d’autres encore…

Et puis il y a aussi des adresses, de cafés et de restaurants souvent à l’écart d’une mode qui oublie la qualité et l’authenticité, d’épiceries, de pâtisseries, de librairies, de musées cachés, autant de raisons de flâner au long des rues à la découverte de délices culinaires ou culturels.

astier 10Dans un deuxième opuscule joint au premier, les auteurs déambulent parmi les stands des Puces à la recherche de l’objet rare et campent les portraits de marchands qui savent trouver des trésors.

astier 1Des plans permettent de localiser toutes ces adresses dans Paris et Saint-Ouen. Et si l’envie vient aux lecteurs de noter ses propres découvertes ou de commenter certaines de ces boutiques, ils disposent en fin de volume de quelques pages vierges, qu’ils pourront couvrir de notes. Déjà au XVIIIe siècle, un auteur dont nous avons déjà parlé, Poncet de La Grave, Projet des embellissemens de la ville et fauxbourgs de Paris, invitait ses lecteurs à annoter les pages de son livre. La tradition se perpétue.

Alors si l’occasion se présente, rendez vous rue Saint-Honoré pour découvrir le vade-mecum de vos futures balades parisiennes.

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astier 1astier 3ASTIER DE VILLATTE. Ma vie à Paris. Ma vie aux Puces. Paris, Editions Astier de Villatte, 8 rue Saint-Victor, Paris Ve, 2017. Deux volumes in-8 (18,5 cm x 13,5 cm), 328-39 (cartes) et 47 pp.

Brochés. Tranches dorées.

Cet ouvrage est en vente chez Astier de Villatte, 173 rue du Faubourg Saint-Honoré 75001 Paris.

 

 

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